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Lolita Ariana Stone

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Murasaki Suishou | Forum RPG Académie Index du Forum -> Administration -> Présentations -> Présentations validées -> Carreaux
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Auteur Message
Classe Carreau
Lolita A. Stone
Inscrit le: 20 Mar 2012
Messages: 57
Espèce: Youkai
Catégorie: Magie
Niveau: Lycée
Classe: Carreau
Sexe: Féminin
Points MS: 203
MessagePosté le: Ven 23 Mar 2012 - 22:46    Sujet du message: Lolita Ariana Stone Répondre en citant



 


NOM : Stone
PRÉNOM : Lolita, Ariana
AGE : 16 ans
SEXE :
ESPÈCE : Youkai
CLASSE :Carreau
CATÉGORIE : Magie


DESCRIPTION CARACTÉRIELLE :

Pour commencer, Lolita est une mythomane. Parfois, elle ne s’en rend même pas compte. C’est comme ça, elle ment pour arriver à ses fins, elle ment pour faire son intéressante, elle ment pour vous amadouer. Elle ment tout le temps en fait, c’est plus fort qu’elle. Elle se dit que de tout petit mensonge n’ont pas d’importance. Et puis les gens veulent bien la croire alors tant qu’on la croira ce qu’elle dit sera la vérité. En effet, n’est vérité que ce que l’on veut bien voir. Le pire, c’est qu’elle est bornée, que ce soit pour ce qu’elle pense être juste ou pour ce qu’elle veut faire croire, elle ne lâchera pas l’affaire avant d’avoir le dernier mot. Elle ne se rend pas compte que sa conduite est mal. Lolita, elle essaie de tout contrôler, elle est calculatrice. Mais elle n’est pas très intelligente alors il lui arrive souvent d’échouer. Elle a du mal à prévoir ce que les gens pensent et font, mais ça n’empêche pas son cerveau de bouillir pour trouver la meilleure solution, pour elle évidemment. Alors elle fait un beau sourire en espérant que ça suffise. Elle ne pense que pour elle, elle veut tout avoir et tout de suite ! En fait son comportement fait assez penser à celui d’une enfant pourrie gâtée. Lorsqu’elle est contrariée elle fait des crises et rentre dans des colères hargneuses. Elle est très possessive, elle veut le monde a ses pieds et gare à ceux qui n’agissent pas comme elle l’a décidé. C’est une fille très capricieuse et on peut le dire, chiante.

Cependant Lolita n’est pas non plus un monstre insupportable. Il est vrai qu’elle est dure a comprendre tout le temps mais c’est une gentille fille. Elle peut se montrer très douce et courtoise. Encore une de ses manipulations ou réelle gentillesse ? Dur de le savoir, chacun voit ça comme il le souhaite. Son comportement est plutôt très intriguant, elle semble a fleur de peau, toujours excessive dans ses sentiments et ses humeurs. On peut la qualifier de lunatique, elle peut changer du tout au tout selon avec qui elle est. Du coup, elle n’est pas facile a cerner, c’est comme si elle avait plusieurs facettes, aucune ne sont vraiment fausses, aucunes ne sont vraiment vraies. Si elle vous aime bien, elle pourra être un vrai pot de colle, vous suivre partout peu importe votre avis. Au contraire, si elle ne vous apprécie pas elle sera capable de faire preuve d’une imagination débordante pour vous poussez à bout. Peu importe la situation, elle est toujours dans l’excès, et ça vire très vite à l’obsession.
Sinon c’est aussi une grande romantique, elle rêve du prince charmant. Elle le voit beau, grand, fort, capable de lui rapporter la Lune, viril et surtout mauvais garçon qui cache un bon fond. Lolita est très fleur bleue, elle tombe amoureuse très facilement mais change d’avis tout aussi rapidement. Elle ne le réalise pas forcément mais elle aime séduire et surtout se faire désirée. Mademoiselle a un peu un comportement de princesse.
Elle est très bordélique, elle laisse toujours tout traîner. En plus comme elle est tête en l’air elle oublie tout le temps qu’elle n’a pas rangé donc elle s’éparpille encore plus et au final il lui faut des heures pour tout ranger. Elle vit un peu dans son monde, dans sa tête. Il s’y passe toujours des choses farfelues, elle a parfois des idées bien saugrenues. Il arrive que ce qu’elle dit n’ait aucun sens. Elle est toujours spontanée, agit sans réfléchir et ne voit les conséquences qu’au dernier moment.

Elle adore faire des farces, elle est toujours prête à rire au dépend des autres. Mais ce qu’elle préfère c’est faire des tours de magie. Tromper le monde, créer l’illusion, c’est dans ses cordes après tout. Elle adore les enfants, entre autre parce qu’ils sont crédules. Ils s’émerveillent toujours devant ses tours et ça lui procure une grande joie. Mais même sans spectateur elle aime la magie, peu importe comment elle est utilisée. Enfin nous parlons là de magie ordinaire, le fantastique ce n’est plus du tout pareil. Une des facettes cachée de la jeune fille, c’est qu’elle est phobique. Elle a peur de tout : les gens, les bruits, le noir, les vieilles légendes, les maisons hantées. Elle hait par-dessus tout les histoires qui font peur et ne comprend pas le plaisir qu’on les gens à se faire peur. Elle, elle préfère une bonne montée d’adrénaline dans la violence ou dans les interdits, mais pas d’histoire de fantômes et d’esprits !! Enfin, elle cache cette peur tout au font d’elle et se garde bien d’en parler. Elle ne veut pas que quelqu’un apprenne ça sinon elle serait la risée de toute l’école, c’est une certitude. Elle joue les filles fortes mais en fait ce n’est qu’une gamine peureuse et vulnérable. Cependant elle ne veut pas le reconnaitre alors elle montre le contraire.
 



 
DESCRIPTION PHYSIQUE :

Si je devais décrire objectivement la jeune adolescente je ne dirais pas qu’elle est belle. Non, elle n’est pas spécialement jolie. Elle ressemble à toutes les filles les plus banales qu’on puisse croiser. Elle n’a rien de particulier et encore moins un physique de poupée parfaite. La raison principale qui fait que les gens se retournent sur son passage c’est son bandeau. Oui ce bandeau qui coupe son visage en deux et recouvre son œil droit ressemble à une tâche d’encre sur un beau tableau. De son autre œil, on peut voir toute l’émotion qu’elle dégage. Ses pupilles sont un dégradé de couleur qui varie selon l’éclairage. A l’origine ils sont bleu ciel mais il arrive qu’ils déteignent en violet. Ses yeux sont si profonds que c’est votre propre silhouette qui s’y reflète. Son regard exprime toujours ce qu’elle ressent. Si vous voulez la comprendre, sachez lire en son œil. C’est sa faille, son talon d’Achille. Cependant elle a horreur qu’on regarde avec trop d’insistance ses yeux et elle détournera toujours la tête dans ce cas.
En dehors de ce détail, c’est donc une jeune fille totalement normale. Elle a des lèvres assez pulpeuses bien dessinées ornées d’un rose bonbon naturel. Ses traits et son nez sont fins, son visage ovale, son sourire charmeur. Elle se sert souvent de son sourire pour obtenir ce qu’elle veut, elle a le don de parfaitement contrôler son sourire selon les circonstances, à l’inverse de son regard. On peut dire qu’elle porte un masque mais je préfère dire qu’elle sait s’adapter. Il faut juste apprendre à décrypter ce qu’elle exprime. A part ça, la demoiselle a de longs cheveux noirs, ternes, ne reflétant rien d’autre que les ténèbres. Ils sont lisses, fins et trop secs. De longueur moyenne, ils lui tombent juste au niveau de la poitrine. Malgré qu’ils ne soient pas spécialement longs, ils s’envolent et s’emmêlent au moindre coup de vent, ce qui n’est pas forcément agréable. Vous l’entendrez souvent râler contre ceux-ci car ils ne sont pas faciles à entretenir et ils la gênent souvent pendant les cours pratiques. Le pire c’est leur état au réveil, à croire que l’oreiller s’amuse pendant la nuit à faire des nœuds. Elle se plaint qu’elle coupera tout d’un coup de tête mais en vérité elle n’oserait jamais. Elle les attache souvent d’une pince ou d’un élastique quand elle ne veut pas être gênée. Une frange désordonnée lui retombe juste au dessus des yeux. Parfois des cheveux de sa coupe dégradée lui tombent sur le visage, ce qu’elle trouve très désagréable. Elle a donc la fâcheuse manie de se toucher les cheveux pour les remettre en place ou jouer avec.

Sa peau beige n’est pas spécialement bronzée mais elle n’est pas non plus forcément très pâle. Elle bronze difficilement, même lorsque le soleil d’été fait briller sa peau. On dirait une poupée de porcelaine, aussi fragile et si pure. Sinon c’est une adolescente banale, ses formes sont quasiment arrivées à termes et on peut lui noter de jolies courbes. Elle a de belles formes généreuses. Son ventre est plat, tandis que ses seins sont bien développés et ses fesses rebondies. Cependant comme toute fille qui se respecte, elle se trouve plein de défauts comme ses grains de beauté sur le corps, ses cuisses trop généreuses, son dos dévoilant sa colonne vertébrale. Il lui manque peut-être deux ou trois kilogrammes. A certains endroits on peut voir se os sous la peau, c’est entre autre le cas pour ses clavicules ou encore ses côtes. Un petit détail qu’on peut tout de même lui noter, c’est sa taille, elle mesure un mètre soixante et si vous lui demandez, il est possible qu’elle se rajoute quelques centimètres. C’est l’un de ses plus gros complexe, elle n’apprécie vraiment pas les réflexions sur sa petite taille.
Lolita a une dégaine bien particulière assez provocante et sensuelle. Elle s’habille toujours avec classe, elle est très féminine : jupes, robes, jeans slim, hauts moulants. Ses vêtements sont dignes des plus belles femmes du monde. Elle porte toujours des talons hauts pour allonger sa silhouette et surtout se grandir un peu. Elle a une multitude de paires de chaussures dont des escarpins, des bottes et quelques paires de baskets qui semblent s’être perdues en route de destinataire. Elle ajuste souvent ses tenues par des rubans, nœuds, froufrous affriolant, dentelle. Surtout la dentelle, elle adore ça. Elle s’habille toujours avec de la couleur, histoire d’égayer un peu l’univers militaire. Sous ses vêtements, elle a un tatouage sur la clavicule droite qui représente une fleur. Coquette comme elle est, elle se maquille légèrement les yeux avec un trait de crayon sur les paupières et un peu de mascara. Elle porte aussi une multitude de bijoux dont un bracelet qu’elle ne quitte jamais et qui sert à renfermer sa force. Elle ne supporte pas son physique originel donc vous avez peu de chance de la croiser en Youkai.
 



 
HISTOIRE :

Tremblant de tout son corps, la jeune fille qui n’est pas encore une femme a froid. Elle est blottie contre la vitrine d’une boutique, espérant vainement que le petit rebord la protégera de la pluie. Mais elle est mouillée jusqu’à l’os. Elle tousse et crache ses poumons. Elle finit avec désolation le fond de sa canette de bière. Elle lève la tête vers ce ciel. De grosses gouttes s’écrasent sur son front, puis sur son visage. Elle se dit qu’elle va mourir, et que c’est peut-être la meilleure chose à faire. Elle voit et vit des choses qui ne sont pas de son âge. Elle voit toute l’horreur du monde. Et voilà qu’elle y contribue. Ces choses dont on ne parle pas, parce que ça dérange. Les gens face à ce spectacle détournent les yeux, c’est bien trop immonde. Ca ne les regarde pas. Mais Marie est là, les yeux bien ouverts et elle assiste à cette vie repoussante qu’elle ne veut pas jouer. Parce que dans ses calculs, elle a fait une horrible erreur, elle a cru au happy end. Parce qu’elle est bien trop naïve. Soudain, une voix masculine la sort de ses divagations.
- Tu vas attraper la mort si tu restes là.
Elle le regarde, il est beau et grand. Il lui fait un sourire comme il sait si bien les faire, alors elle se laisse emporter dans son manège. Il a l’air si gentil. Il lui tend la main, et elle s’agrippe de toutes ses forces à son bras. Chancelante, elle arrive à marcher jusqu’à chez lui. Il lui laisse aller prendre une douche chaude, lui donne des vêtements secs et lui offre un repas chaud. Ses yeux brillent, elle le remercie encore et encore. Il lui dit que ce n’est pas la peine. Elle ignore à quel point il a raison. Il caresse le ventre de la demoiselle.
- C’est une fille ou un garçon ?
- Une petite fille.
- Elle a bien de la chance d’avoir une maman aussi belle que toi.
Elle devrait se méfier. Les belles paroles cachent souvent les pires choses. Mais elle est trop heureuse d’avoir un refuge. Il lui demande si elle veut s’évader. Marie ne comprends pas le sens de cette question mais elle accepte. Elle veut partir, quitter sa vie pathétique à n’importe quel prix. Mickael, comme il s’est présenté, lui fait un garo, fait chauffer une cuillère et une seringue pénètre dans le bras frêle de la femme enceinte. Elle tremble un peu puis plus rien, elle laisse sa tête tomber en arrière et s’allonge sur le lit. C’est si bon !
Qu’est ce qu’elle fait là? Combien de temps s’est écoulé ? Elle ne le sait plus. Ça n’a aucune importance, elle ne se pose même pas la question. Elle ne veut plus rien. Elle veut juste tout oublier, juste pour une nuit. Juste le temps de cette valse grisante. Elle n’est plus elle. Elle n’est plus rien. Elle le sait parfaitement et en accueillant cette seringue qui dicte ses actes, elle accepte cette condition de néant. Sa vie, Son entité, son passé, son caractère n'existent plus. Marie, elle n’est personne. Ses appels au secours n'y changeront rien, parce qu’elle l’a choisie de son plein gré. Elle lâche un gémissement de soulagement et penche ta tête en arrière. Enfin. Elle se sent mieux. Elle ferme les yeux, écoute la musique, sent le produit de répandre dans son sang. Ses dents se desserrent, ses muscles se décontractent, ses pupilles se dilatent. Elle se sent revivre. Elle aime ce lieu où elle se sent en sécurité. Elle aime ces substances qui lui font bien plus rêver que ses songes cauchemardesques. Elle ne veut plus penser, elle ne veut plus être. C'est un poids trop lourd pour elle. Elle ne veut plus se souvenir de ce qui l'a conduit ici. Elle est si loin d’imaginer que le pire se trouve dans le futur.


Sa vie a beaucoup changée depuis son départ. Petite gamine n’est plus. Elle a bien grandi, elle pense tout connaître désormais. Ici, il n’y a rien d’intéressant à voir. Il pleut tout le temps, les visages ne sourient jamais, les gens sont tous des traitres. Elle n’a plus confiance en personne. Mickael lui a proposé un boulot pour avoir des sous mais elle a refusé. Elle vit dans un squat miteux. Il a été aménagé au dernier étage d’un vieil appartement désaffecté, les autres étages étant totalement hors d’usage à cause de l’humidité. Les volets sont toujours fermés, pour plus de discrétion. Elle est devenue un rat de ville.
Peur, manque, solitude dicte ses journées.
Le bébé pleur et se s’arrête jamais, comme désolé du spectacle qui s’offre à lui. Elle n’en peut plus. Qu’il se taise ! Elle implore par pitié mais personne n’est là. Il faut qu’elle sorte, qu’elle prenne l’air, qu’elle respire. Elle se dit qu’elle doit partir. Elle est restée dans son appartement miteux bien trop longtemps. Elle partira bientôt. Dès qu'elle aura un autre endroit où aller. Mais ça pour l'instant, elle s'en fout. Tout ce qu'elle veut, c'est s'approvisionner. Elle a perdu toute notion du temps depuis un moment. La réalité est parfois bien plus cruelle que ce qu’on pense. Redescente douloureuse. Atterrissage violent. La jeune fille avance d'une démarche peu rassurés. Peu importe ce qu’il advient, les riches restent riches, les pauvres restent pauvres et les camés restent camés. Les nuits sont froides, les temps sont durs. Mais Marie n’éprouve aucun regret. Elle ne sait pas ce qu’elle doit faire, elle ne sait pas si elle doit faire quelque chose. Elle ne comprend rien. Elle erre sans savoir où aller. Et ce bébé qui braille lui rappelle la douloureuse vérité. L’euphorie du début s’est totalement volatilisée. Noyée par le courant de sa vie, elle s’échoue sur la plage de poudre. Elle ne sait pas où elle va, ça ne l’inquiète pas. Mais les miracles n’existent pas. Il faut qu’elle aille trouver Mickael. Rien ne change. Elle doit accepter sa proposition.


Assise sur le vieux canapé délavé, Lolita regarde la télé. Elle essaie d’écouter mais d’autres bruits qu’elle est forcée d’entendre s’impose à elle et se répète en boucle dans sa tête. Du bruit, il y en a toujours, beaucoup trop. La petite fille voudrait être sourde pour ne plus entendre ce cauchemar incessant. Elle n’en peut plus, elle ne fait pas trois pommes pourtant le lot d’horreur qu’elle traine n’en finit pas. Elle se bouche les oreilles mais les murs tremblent quand même. Les sons, tels des lames tranchantes viennent transpercer ses tympans. Et les larmes coulent. Le temps est long, chaque seconde est décortiquée, chaque cri transcende son univers. Soudain, enfin, le temps s’arrête. Le calme revient après une éternité. La porte s’ouvre, l’homme referme sa braguette et rajuste sa cravate. Au fond de la pièce, nue, une jeune femme range quelques billets dans une boite en bois. Elle enfile une robe froissée et raccompagne le quadragénaire jusqu’à la porte. Cette mascarade n’en finira jamais. La femme se dirige ensuite vers le salon retrouver sa petite fille.
- Ca va mon cœur ?
La gamine ne répond pas, elle détourne les yeux de sa mère. Elle a trop honte. Honte de ne rien pouvoir faire, de rester recroquevillée sur le canapé à pleurer son sort sans tenter de le changer. Elle sert les poings, qu’elle aimerait envoyer dans la figure de ses sales types qui se succèdent. Honte pour sa mère aussi, d’être prise dans une toile d’araignée, de s’enfoncer dans ce cercle vicieux en y poussant des cris de plaisir. Comment les choses ont-elles pu déraper à ce point ? Ces hommes, comment arrivent-ils a se regarder dans un miroir en sortant d’ici ? Dire qu’ils vont ensuite rejoindre leur femme, leur famille et qu’ils trompent tout le monde sans aucun scrupule.
- Pourquoi tu fais ça maman ?
- C’est la vie.
- Tout ça c’est à cause de Mickael.
Non, ce n’est pas la vie se dit la gamine dans sa petite tête. Les autres ne vivent pas comme ça. A l’école les autres enfants ne connaissent pas cette vie-là. Les autres, ils sont cadres, ouvriers, caissiers. Peu importe ce qu’ils font, ils n’ont pas vendu ni leur corps ni leur âme. Elle, elle est obligée de mentir, parce que les autres ne comprendraient pas. Mais la petite se contente de fixer la télévision avec un semblant d’intérêt. Si seulement elle savait que sa mère fait tout ça pour elle. Si elle comprenait que la vie n’est pas aussi facile qu’on le voudrait, alors elle pourrait regarder sa mère dans les yeux. Mais rien n’y fait, elle est trop jeune et sa mère veut la protéger de tout ça.
- Et si on sortait prendre une glace, proposa sa mère dans un sourire réconfortant.
Ni une, ni deux, les yeux de Lolita s’éclairèrent d’une lueur nouvelle. En moins de temps qu’il ne faut pour le dire, elles étaient sorties, main dans la main. Enfin, la fillette oublia toutes ses ignominies le temps d’une balade. La paix semblait avoir repris le flambeau sur la haine et le déshonneur. Jusqu’à la prochaine visite. Elles s’assoient sur un banc donnant sur un étang, savourant leur glace. Lolita n’a que cinq ans, elle ne comprend pas grand-chose mais elle sait que ce que fait ça mère est mal. Elle la voit sortir de sa chambre chaque fois un peu plus cernée, chaque fois un peu plus laide. Pourtant c’est une belle jeune femme, elle n’a pas vingt-deux ans mais elle semble avoir vécue dix vies.
- Maman, il est ou papa ?
- Tu n’as pas de papa.
- Pourtant à l’école on m’a dit que tout le monde a une maman et un papa.
Elle voudrait lui expliquer que son père âgé de dix-huit ans à l’époque avait rompu en apprenant la grossesse de sa petite-amie et l’avait laissée seule face à son sort. En seul souvenir, il lui avait donné un bracelet contrôleur de force pour sa fille qui s’était promis de le garder toujours au poignet afin de ne pas l’oublier. Elles n’en parlaient pas entre elles, mais la minette savait que c’était un souvenir important. Il y a six ans, les parents de Marie avaient abandonnés leur fille à cause de Lolita peu de temps après son amant et elle s’était retrouvée seule à la rue avec son futur bébé dans le ventre. Elle était devenue un chat errant. Jusqu’à ce qu’elle finisse par le rencontrer.
- Mais toi tu n’es pas tout le monde ma puce.


Les années passèrent et rien ne changea, si ce n’est en pire.
A l’école, elle avait appris à mentir, elle s’était inventée une belle vie dont elle rêvait tant. Son père était un grand homme du monde obligé de voyager, chercheur ou journaliste, parfois, c’était même un agent secret. Sa mère était mère au foyer, riche héritière ou encore patronne d’une grande entreprise. Elle faisait ainsi rêver les autres, elle les faisait envier. Pourtant, en vérité elle aurait échangé sa vie avec n’importe qui. C’est pour cela qu’elle s’en inventait une nouvelle. A la maison, elle prétendait que tout se passait bien en cours. Elle saluait les clients poliment et s’éclipsais. Elle souriait à sa mère en lui disant que tout allait bien. Lolita, c’était devenue une menteuse. Elle trompait le monde entier, elle y comprit. C’était mieux ainsi et personne ne s’en plaignait. Cependant, elle avait commencé à montrer des signes pour dire ce qu’elle ne pouvait pas. Ses notes baissaient, elles répondaient aux professeurs, faisait souvent des crises de colère injustifiée. Elle se faisait réprimander, coller, virer quelques jours. Et les choses continuaient ainsi. La routine commençait même à s’installer, la gamine prenait ses marques et l’ennui venait presque la gagner. C’est ce moment que le destin choisi pour lui faire une surprise. Elle était allongée dans un champ en regardant les nuages, ce qu’elle adorait faire au lieu d’aller en cours. Elle caressa du bout des doigts un bourgeon de marguerite et aussitôt celle-ci s’ouvrir pour offrir une jolie fleur. Etonnée, la jeune fille cueillit la fleur, périssant au même moment. Bouche bée, elle recommença, elle n’en croyait pas ses yeux. Elle courut jusqu’à la maison, la fleur fanée en main, ça faisait bien longtemps qu’elle n’avait pas été si pressée de rentrer.
- Maman, maman !! C’est génial regarde !
- Oui c’est une fleur, et alors ?
Lolita ignora le mal de crâne qui la gagnait, ferma les yeux et se concentra sur sa fleur. Lorsqu’elle rouvrit les yeux, la fleur avait fleurit et offrait des belles pétales blanches et fières.
- T’as vu maman ? C’est magique !
Elle était toute euphorique, parlait d’un ton fort et s’agitait dans tous les sens. Elle clamait qu’elle était magicienne, elle était heureuse. Sa mère posa ses main sur les épaules de la gamine et s’accroupit.
- Ecoute ma chérie, tu ne dois pas recommencer. Si les gens voient ça ils ne vont pas comprendre, je veux que tu ne montres ça a personne.
- Mais…
- C’est pareil que ton corps de Youkai, tu ne te montres jamais sous cette forme n’est-ce pas ? Tu sais que les humains nous voient comme des monstres. C’est pareil pour la magie, alors promet moi de ne pas le refaire.
La fillette promit, mais en cachette elle s’exerçait, à chaque fois aussi heureuse que la première fois.


Lorsque Lola eut passé les treize ans, les deux femmes reçurent la visite d’un homme qu’elles ne connaissaient que trop bien. Il entra sans frapper, se dirigea dans le salon où se trouvait la jeune fille qui dessinait, ébouriffa ses cheveux en la saluant. Elle ronchonna et se recoiffa.
- Tu dessines quoi ?
- C’est maman !
- Ah oui, tu devrais plutôt la faire comme ça…
Il lui prit le feutre des mains, rajouta une seringue à son bras, un joint à ses lèvres et une bouteille dans la main.
- Voilà, maintenant c’est parfait tu ne trouves pas ? lui demanda Mickael.
Lolita allait s’énerver face à cette grotesque représentation de sa mère.
- C’est ta faute tout ça ! répondit Lolita.
- T’as pas fini de dire des conneries devant ma fille ? S’énerva la mère qui venait d’entrer dans la pièce.
- Ah ma chérie je t’attendais !
Ils partirent tout les deux dans la pièce voisine, Lolita savait depuis longtemps ce qu'il s’y passait. Sa mère donnait quasiment toutes ses économies à l’homme vicieux qui la remerciait en lui faisant une piqure. Dire qu’il lui avait promis des robes de princesse et des châteaux, c’était en fait des châteaux de sable. Château de poudre. Et tout ça partait en fumée, ce n’était qu’un nuage de poussière après tout. Mais ce jour-là, Mickael avait une idée derrière la tête.
- Ta fille grandit Marie, tu sais qu’elle aurait beaucoup de succès ?
- Ne t’approche pas d’elle !
- Sinon quoi ?
- Tu tiens vraiment à le savoir ?!
Lolita fut interpelée par les cris qui s’amplifiaient, elle se dirigea vers les deux adultes, entrouvrit la porte pour voir ce qu’il s’y passait. Mickael avait agrippé fortement Marie et la secouait violemment. Soudain, la femme retira la bague qu’elle portait au doigt. Elle se transforma aussitôt, ses oreilles devinrent pointue tout autant que des dents, des griffes apparurent sur ses doigts, les yeux se figèrent tel un loup. Apeurée, horrifiée, Lolita découvrait pour la première fois sa mère sous cette forme. Leur apparence Youkai avait toujours été taboue. Elle n’avait évoqué ce sujet que de rare fois, en vain. Et voilà que sous ses yeux se produisait la métamorphose. Mickael sortit un cutter qui visait à blesser Marie. Sans réfléchir, la gamine fonça vers les deux adultes pour s’interposer. Ce qu’il se passa ensuite se déroula en une fraction de seconde.

Dans le silence de la nuit, des cris résonnent, traversant les rues, les maisons, recouvrant le monde. Des cris de pleurs, suppliants et faibles, de pauvres cris pathétiques que personne n'entend. Ces cris, la dernière chose qu'il reste à son expéditrice. Et pourtant, elle aura beau gémir son malheur, ses mots n'atteindront les oreilles de personne, et encore moins leur cœur. Dans le noir de la nuit, la faible lumière émanant d’une lampe sur la table faisait resurgir deux ombres se dessinant à peine, la troisième s’étalant avec lenteur au sol. Loin de ce que peuvent voir les Hommes, loin de ce qu'ils peuvent entendre, toucher, dire, sentir, laissant ses sens pour ses deux êtres, à peine humains. Loin de cette civilisation, de leurs fausses manières, de leurs mensonges et de cette vie superficielle. Ici, dans cette chambre imbibée de toutes ces faussetés se passait enfin la vraie nature de l'homme. Cet homme que le temps a rendu faux. Le voilà enfin revenu à ses instinct primitifs, si c'est bien le terme. Un liquide rendu noir par la pénombre dégouline le long du sol froid, offrant des reflets scintillants à la lumière, comme si celle-ci se miroitait dans ce sang pourpre. Elle sert sa fille, tellement que ça lui fait mal. Des gouttes de sang coulent une à une du visage d'une fillette à genoux. Ses poings sont fermés violemment, comme si elle voulait contenir sa douleur, sa frustration et son injustice. Elle s'en veut. Impitoyablement, elle se hait pour son impuissance, elle se hait de ne pouvoir retenir ses larmes, elle se hait de ne ressentir aucune joie. Et elle hait l'autre aussi, qui est bien plus fort et grand qu’elle, et qui, lui, n’exprimera plus jamais le moindre sentiment. Elle hait le monde entier de préférer dormir plutôt que de remarquer son sort. Elle ne ressentira plus que de la haine à partir de cette nuit-là et pourtant, elle n'y pense même pas encore, parce qu'elle ne comprend pas très bien, parce qu'elle est encore innocente et qu'on vient de lui voler sa candeur du haut de ses treize ans.
- Ecoute moi bien Lola, maman va devoir partir pour un long moment alors il va falloir que tu sois grande. Ne pleure pas, méfie toi des gens que tu ne connais pas, sois forte, je sais que tu y arriveras.

Et puis la vie reprend son cours, les bruits reprennent, se font plus prononcés, pour couvrir un seul but que la gosse ne comprend pas encore mais qu'elle ressent, comme un acte de plus en plus douloureux. Elle ne veut pas partir. Elle ne comprend pas. Pourquoi ? C'est tout ce qu'elle se répète. Pourquoi l'un doit souffrir pour que l'autre soit heureux ? Comme un besoin trop ignoble pour être à peine animal. Quelques minutes, pas plus, juste le temps de mettre le coup fatal. Une éternité. Elle remit sa bague et tout rentra dans l’ordre. Comme si elle se réveillait d’un mauvais rêve. Seules les mains recouvertes du sang de l’homme à terre annonçait l’ignoble destin qui l’attendait. Lolita ne voyait plus que d’un œil, l’autre était inondé par le liquide rougeâtre, mais elle n’avait pas encore compris que ce n’était pas le sang de Mickael mais le sien.
Tout se calma alors miraculeusement. Comme une pendule programmée qui venait d'annoncer la fin. Des mains caressèrent le visage ensanglanté de l'enfant, comme si à ce contact, tout allait s’arranger. L'autre ne disait rien, il s'était tu par rapport à tout à l'heure où son rire recouvrait les pleurs de sa victime, il jonchait le sol dans un silence mortuaire.

Après ça, la police emmena la belle Marie et les pompiers se chargèrent de la petite Lolita. Ils l’endormirent et l’opérèrent. A son réveil, elle découvrit qu’elle était devenue borgne. Son œil droit s’ouvrait avec peine et elle ne distinguait absolument rien de cet œil. Lorsqu’elle sortie, c’est au parloir de la prison qu’elle pu voir sa mère. Suivant son conseil, elle décida d’intégrer un collège faisant internat. Elle choisi une école militaire pour apprendre à gérer sa force et surtout pour savoir de défendre seule. Trois ans passèrent et les choses devinrent presque normales pour la jeune Youkai. Elle se prêta volontiers aux rivalités au sein de l’établissement, elle se mit à haïr ses gens passifs face à leur vie. Elle n’éprouvait que dégout pour eux. Encore une fois, peut-être qu’elle se mentait encore. Peut-être qu’elle faisait ça pour oublier ses propres problèmes. Oui, c’est fort probable. Mais de toute façon, le mensonge et le paraître font partie intégrante de Lolita alors peu importe, si elle peut se distraire un peu.

MAGIE(S) MAITRISÉE(S) :
Contrôle des plantes : elle peut modifier la croissance des plantes selon ses désirs. Elle peut faire mourir une plante ou même la faire renaitre. Elle peut aussi vieillir et rajeunir les arbres mais ça lui prend un peu plus de temps. Par contre elle est obligée de toucher la ou les plantes souhaitées pour modifier leur état.

Contrôle de la terre : elle peut faire apparaitre n’importe quel végétal de la terre et le faire bouger, contrôler ses mouvements comme elle le souhaite rien que par la pensée. Elle peut aussi créer des plantes sortant de n’importe qu’elle partie de son corps en se concentrant, mais elle privilégie la paume de la main car c’est ce qu’elle maîtrise le mieux. Cependant c’est un pouvoir fatiguant qu’elle ne peut faire que quelques fois par jour, si elle utilise trop son pouvoir il lui arrive de s’évanouir. Apparemment, elle raccourcirait chaque fois un peu de sa propre vie.

Lecture du passé : Lorsqu’elle touche un élément naturel ou un objet elle peut voir par des flash back plus ou moins court ce qu’il a vécu, vu ou entendu. Mais ce n’est pas fiable à cent pour cent et c’est épuisant physiquement et psychologiquement.




 


NOM : Shiva.
SEXE : Mâle.
ESPÈCE : Chien.
CATÉGORIE : Combat.
DESCRIPTION : Shiva est un rottweiler de plusieurs mois. Il va encore grandir un peu mais il a déjà presque sa taille adulte. Il mesure à peu près quarante-huit centimètres pour quarante kilogrammes. Il est tout noir avec des taches marrons clairs sur la gueule et les pattes. Ses yeux en amande sont marrons et son pelage est court. C’est un beau chien qui a beaucoup d’allure, il se tient toujours droit, comme s’il était constamment sur la défensive. Elle l'a rencontré abandonné dans la rue et comme elle avait des gâteaux secs elle lui en a donné. Après ça, il l’a suivi partout, elle a donc décidée de le garder en voyant avec quelle ténacité il s’accrochait à elle et elle l'a recueilli. Ensuite elle l'a gardé à l'animalerie de l'école où il a été éduqué. Elle lui apporte souvent des biscuits car elle sait qu’il adore ça.
Il n’a pas de caractéristique spéciale pour combattre mais ses dents sont aiguisées et ses griffes sont longues. Il sait se défendre mais c’est plutôt un chien d’attaque. Comme il est jeune il n'en fait souvent qu'à sa tête, même lors des combats. Cependant il adore Lolita et s'il la voit en difficulté il peut très facilement dégénérer. Il est loyal et dévoué envers sa maîtresse pour qui il a beaucoup de reconnaissance, il n’hésitera pas à attaquer pour la protéger. En dehors de ça c’est un chien calme envers les humains tant qu’il ne se sent pas de danger, il est assez docile. Pourtant, il réagit parfois violemment lorsqu’on le contrarie. Il est très expressif et il est facile de deviner ce qu’il veut une fois qu’on le connait.



 






 

PRÉNOM : Lolita
AGE : 18 ans
COMMENT AVEZ-VOUS CONNU LE FORUM ? Par un partenariat.
QUELQUE CHOSE POUR AMÉLIORER LE FORUM ? Nop, c'est parfait.
AUTRE CHOSE A AJOUTER ? Hakuna matata !

SIGNATURE : Code ok, Theyst.
CACHET DE L'ACADÉMIE :

_________________
She fooled all of her friends into thinking she's so strong,
but she still sleeps with her
light-


Dernière édition par Lolita A. Stone le Dim 3 Juin 2012 - 17:51; édité 2 fois
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MessagePosté le: Ven 23 Mar 2012 - 22:46    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Ven 23 Mar 2012 - 23:23    Sujet du message: Lolita Ariana Stone Répondre en citant

Bienvenue sur Murasaki Suishou !

Je valide le code qui est ok !
Ensuite en ce qui concerne ta fiche, tout est bon : descriptions, histoire et magie. J'aime beaucoup ton style d'écriture, on rentre facilement dans le bain et c'est accrocheur. Bref, j'ai tout lu d'une traite.

Et une Carreau de plus ! \o/
Si jamais tu as des questions, n'hésite pas à les poser !


Bon jeu parmi nous ! :D
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MessagePosté le: Ven 23 Mar 2012 - 23:59    Sujet du message: Lolita Ariana Stone Répondre en citant

Merci beaucoup ♥
Au plaisir de te recroiser :)
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 06:00    Sujet du message: Lolita Ariana Stone

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