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Do you want a cup of tea ?

 
Poster un nouveau sujet   Ce sujet est verrouillé; vous ne pouvez pas éditer les messages ou faire de réponses.    Murasaki Suishou | Forum RPG Académie Index du Forum -> Académie Rakishou -> Bâtiment principal -> Salle du personnel
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Arthur A. Penther


MessagePosté le: Mer 30 Mar 2011 - 17:50    Sujet du message: Do you want a cup of tea ? Répondre en citant

_ Ecoute.... Arthur c'est ça ?... Je n'ai pas le temps là... T'as qu'à demander à Alissa de t'aider.
_ Oui ? Oh Arthur heuu c'est que tu vois là... Demande à Koyuki ok ?
_ Hm ? La flem mec... Va voir Kana ?

Arthur les voit défiler, les étudiants qui refusaient de l'aider. Ah ce n'était pas comme ça à son arrivé ! Au début ils étaient tous à vouloir savoir d'où il venait, qui il était, si ses parents étaient aussi riches qu'on le dit... ils voulaient devenir l'ami du fils Penther mais quand ils ont compris qu'Arthur avait surtout besoin de soutien scolaire dans les matières scientifiques ils avaient tous tournés le dos au nouveau devenu bien trop « non mais tu vois il est pas si cool que ça ». Et si habituellement il n'a que faire de l'opinion d'autrui pour le coup il aimerait avoir plus de charisme !
Attablé à son bureau dans une salle de classe vidée par la sonnerie le jeune homme essayait désespérément de comprendre ce problème de mathématique. Son cerveau brulait d'exaspération: au début de l'année ça allait mais maintenant le programme devenait trop subtile ! Et jusqu'à aujourd'hui il n'avait eu aucune difficulté scolaire ! Il avait toujours travaillé et obtenu les résultats escomptés ! Et si c'était toujours le cas dans les matières dites littéraires cela ne l'était plus pour les scientifiques. La physique, la chimie et les maths grouillaient de mots complexes prononcés dans une autre langue que la sienne, lui apparaissaient comme du latin: des mots morts, sans saveur, avec un arrière goût de déjà-vu, déjà côtoyé. Les échanges scolaires ont leur limite et Arthur commence à s'en apercevoir.

Pour la petite histoire Arthur est venu à Oebal grâce à un échange scolaire entre lycées partenaires. Un peu comme un Erasmus du futur. Il a eu l'idée brillante avec son frère jumeau de mettre sa dernière année de lycée à profit en apprenant une nouvelle langue et de nouvelles coutumes. Un moyen enrichissant de pimenter sa dernière année de liberté avant d'entrer dans le dur monde des adultes. Sauf que rater sa dernière année n'était pas vraiment au programme, c'était l'une des clauses du contrat pour partir à Oebal: réussir sa dernière année avec une mention. Or là c'est plutôt mal partie. Outre l'importance de rattraper le retard qui commence à s'accumuler, Arthur souhaite réussir particulièrement dans les mathématiques, sa discipline préférée. Y échouer c'est une honte pour lui ! Et pour cause Arthur souhaite travailler dans la finance ! Comment voulez-vous faire de la comptabilité ou jouer en Bourse si vous êtes incapable de résoudre les problèmes niveau terminale ?! Le jeune homme soupira et rangea ses affaires dans son sac en bandoulière avant de se trainer dans les couloirs. C'est en passant devant la salle des professeurs qu'il comprit que la solution à son problème était devant lui depuis le début: il n'a qu'à demander des cours particulier ! Il ignore si dans ce pays les profs y sont portés mais il ne risque rien de demander ! Au pire il pourra grâce à ses dons obliger l'enseignant à l'aider... Oui c'est une excellente idée ! Il va faire ça ! Et pour se faire plaisir et se motiver autant commencer par les mathématiques ! Afin de maximiser les chances d'avoir un rapide entretien Arthur marcha rapidement jusqu'à la cantine où il espérait trouver un reste des cookies du midi. Coup de chance il en restait quatre ! Arthur les prit sous l'oeil bienveillant de la cantinière avant de se rendre au distributeur automatique le plus proche où il prit deux thés au citron. Armés de cookies et de thés il alla à la salle des professeurs.

Toc Toc

_ Excusez moi... Je cherche un professeur de mathématiques pour le niveau lycée.

Un vieil homme bedonnant proche de la retraite lui montra du doigts un concerné avant de se replonger dans un magasine automobile. L'homme était plus petit, mais de peu, qu'Arthur. Ses cheveux blanc n'allaient pas avec sa peau basanée mais pourtant cela ne choquait pas: ses vêtements neutres et l'éclat de jeunesse dans son regard lui donnaient plus l'air d'un homme encore jeune et vif qui avait eu l'idée étonnante de se décolorer les cheveux (en tout cas c'est ce que pensait Arthur). La douceur et le calme émanant de la physionomie de l'enseignant contrastaient avec les très colorés vêtements du garçon. Une chemise légère et souple verte clair un peu pale assortit à un jean bleu où il avait passé une multitude de fines ceintures de toutes les couleurs de l'arc-en-ciel. Ses chaussures étaient blanches, simples, un peu tachées à cause de la boue entourant le dortoir des Trèfles. Ses cheveux blonds étaient attachés en une queue de cheval et sur ses yeux des lunettes rouges carrés à montures épaisses qu'il releva sur le haut de son front quand il s'adressa à l'enseignant avec un accent anglophone.

_ Bonjour monsieur, excusez moi de vous déranger. Je me présente: Arthur Avalon Penther, je suis en terminale chez les Trèfles et j'ai quelque difficulté avec les derniers cours de mathématiques. Aussi j'espérais que vous m'aideriez à mieux comprendre. J'ai apporté des cookies et du thés, j'espère que vous aimez ça.

Il sourit avec amabilité en espérant de tout son cœur que le professeur n'allait pas le renvoyer paitre sinon il allait être vraiment mal partie pour le reste de l'année.
Arthur n'avait pas précisé la totalité de son patronyme par hasard: les adultes connaissent en général le nom de « Penther ». Ces derniers sont des industriels de renom spécialisé dans l'import-export de bois (et produits dérivés du bois, principalement les jouets qui sont leurs spécialités). Il était de notoriété commune que les Penther vivent en autarcie dans le pays de Engdor (autrefois l'Irlande) et qu' uniquement l'élite de la famille a le droit de porter ce nom. Ils sont aussi connus pour avoir un certain pouvoir politique, comme tout industriel, aussi être l'enseignant particulier d'un des leurs c'est avoir accès à une récompense exceptionnelle. A des entrées dans des soirées branchées réservées aux classes supérieurs. Mais c'est aussi risquer de voir sa licence compromise si l'élève Penther juge le professeur incompétent.  
 
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MessagePosté le: Mer 30 Mar 2011 - 17:50    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Jeu 7 Avr 2011 - 15:54    Sujet du message: Do you want a cup of tea ? Répondre en citant

Assis à un bureau couvert de feuillets manuscrits, je prépare mon cours de demain. Mon premier cours ici, à l'académie Rakishou. Je suis bien sûr un peu nerveux, mais beaucoup moins qu'à mon arrivée à la Mysterious School. J'étais à l'époque plus qu'un professeur débutant dans l'établissement ; j'étais un étranger peu confiant dans sa maîtrise de la langue. Aujourd'hui je sais que, même si mon accent est largement perceptible, je suis suffisamment proche d'être bilingue pour éviter tout souci de compréhension tant que l'on reste éloigné de sujets plus techniques. Et même si un cours de mathématiques peut devenir assez technique, c'est là un domaine que je maîtrise.

Cela fait déjà une semaine que je suis arrivé dans l'établissement, mais les professeurs déjà en poste m'ont laissé le temps de prendre mes marques. J'ai été surpris de découvrir que malgré le nombre d'enseignants déjà présents on embauchait encore, puis l'on m'a montré les emplois du temps, et j'ai compris. Je me suis bien inquiété de ce qu'il advenait de tout ce temps laissé libre de cours, mais l'on m'a parlé du système de missions, en ajoutant "Les profs les plus doués s'auto-financent pour ainsi dire, c'est aussi pour ça qu'on peut en avoir autant !", suivi d'un éclat de rire. Je suppose que j'ai dû avoir un visage particulièrement expressif, puisqu'on a jugé bon de me rassurer. Je n'aurais au début que des missions faciles, et puis après tout les élèves le font bien, eux… Et d'ailleurs, vous savez vous battre ? À croire que tout le monde n'a que ces mots à la bouche… Serait-ce donc une spécificité toute anglaise que de considérer que les professeurs ne sont pas des combattants ?...

Je prépare donc mon cours, concentré, quand l'intervention d'un étudiant me fait légèrement sursauter. Je me tourne vers lui, d'abord simplement attentif, puis très vite intrigué par son accent si similaire au mien… Son nom, aussi peu japonais que possible, me fait tiquer. Penther, Penther… J'ai l'impression que je devrais connaître ce patronyme, mais impossible de mettre le doigt dessus…

« Asseyez-vous » lui dis-je dans un sourire, lui désignant la chaise à côté de moi. D'un geste rapide j'empile les feuilles qui couvrent le bureau afin de libérer l'espace, et de montrer que c'est à présent sur lui que je me concentre.

« Je ferai de mon mieux pour vous aider » poursuis-je. « Mais… »

Je m'interromps d'un coup, frappé par l'évidence. Bien sûr que le nom de Penther me dit quelque chose, cette famille est l'une des plus connues mondialement… Curieux que cela ne me soit pas revenu de suite.

« … vous n'êtes pas originaire d'ici n'est-ce pas ? » achevé-je un peu maladroitement. « Mon accent doit également me trahir » ajouté-je avec un sourire. « Je m'appelle Edward Henry, je viens d'Angleterre. J'espère que pour vous la transition n'a pas été trop délicate d'une langue à l'autre, mais si vous avez un souci de ce côté n'hésitez pas à venir me voir. »

J'avise les biscuits et gobelets qui encombrent les mains de l'élève. Malgré un style excentrique, il me plaît bien -peut-être est-ce son accent… Mais après tout, je suis mal placé pour juger quelqu'un excentrique, moi qui suis souvent jugé comme tel avec mes cheveux "décolorés".

Tout en lui faisant signe de poser son fardeau sur lu bureau à présent dégagé, je remarque « C'est très délicat de votre part que d'avoir apporté du thé. » Je le laisse s'installer, et l'interroge sur les raisons exactes de sa venue.
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Arthur A. Penther


MessagePosté le: Ven 8 Avr 2011 - 19:50    Sujet du message: Do you want a cup of tea ? Répondre en citant

L'enseignant est tout à fait charmant, il apprécie le thé apporté et provient d'un pays voisin. Quoi de mieux pour mettre à l'aise le jeune Arthur, qui pour autant n'est pas spécialement impressionné. En tout cas le voilà totalement rassuré ! Il recevra l'aide demandé et mieux que ça, pourra parler des étranges coutumes de ce pays ! Arthur s'installa sur la chaise en remerciant monsieur Henry de son accueil tout en prenant un cookie.
Non la transition n'a pas été trop difficile et l'idée même qu'on lui donne des cours de langue l'amusa. Si c'est un fardeau pour certains cours c'est un sacré avantage pour éviter les missions ! Ah ça il peut dire ne « pas comprendre l'intitulé de la mission » ou « ne pas réussir à communiquer avec ses camarades ». C'est un grand atout que d'être étranger parfois ! Comme l'enseignant Arthur Avalon n'apprécie pas le fait de devoir tuer des monstres, il n'a pas envie de faire carrière dans l'armée et encore moins de risquer sa peau sur le terrain. Lui il est intelligent, utile et promit à un brillant avenir commercial. Lui ses pouvoirs serviront à faire un maximum de bénéfice dans l'entreprise, pas à protéger la population des monstres. Cela peut paraître égoïste mais à chacun sa place, tout le monde ne peut pas être un héros sauveur de l'humanité ! Quoi que, il y a différente façon de sauver le monde. On peut même dire que d'un certain côté un homme d'affaire ou un enseignant sauve la planète, ou du moins la population en leur offrant l'un l'économie et tout ce qu'elle implique, l'autre le savoir nécessaire pour créer la civilisation de demain. C'est un point de vu que partage Arthur bien qu'il ne pousse pas sa pensée plus loin, pour lui il fait ce qu'il aime et non ce qu'il déteste. Le reste il s'en fout.

Arthur répondit avec enthousiasme à la nationalité similaire avant de prendre un ton plus studieux pour évoquer ses difficultés scolaires. Il n'expliqua pas l'intérêt qu'avait son origine Engdoroise, cela allait lui donner une mauvaise image et ce n'était pas le moment de se faire jeter !

_ Oui ! Je suis originaire d' Engdor ! C'est marrant ça. Ben justement en fait j'ai du mal à comprendre les mots employés dans les domaines scientifiques. Je me débrouille plutôt bien autrement mais j'avoue coincer dès que cela devient trop technique. C'est pour ça que je viens vous voir, pour que vous m'aidiez à mieux y comprendre. Je pense que dès que j'aurais saisi la traduction des mots clefs cela ira comme sur des roulettes.

Il prit un gobelet dont il but quelque gorgé après avoir répondu en souriant à l'enseignant que c'était tout à fait normal d'apporter une petite collation alors qu'il lui demande un si grand service. Arthur avait beau savoir pourquoi il était venu ici il ne pouvait s'empêcher de s'interroger sur l'enseignant. Comment un anglais a-t-il put se retrouver à Oebal ? Un étudiant, cela s'explique mais un professeur ? Normalement ils enseignent dans leur pays ou dans une académie étrangère accueillant des élèves de leur pays d'origine. Tout en continuant à boire son thé et croquant dans son cookie l'étudiant se prit à se demander aussi quelles étaient les capacités de monsieur Henry. Peut-être que tout cela avait un lien ?

_ Dites monsieur, pourquoi vous êtes venu jusqu'ici pour travailler, c'est à cause de vos capacités ? Moi je fais un échange scolaire, je devais venir avec mon jumeau mais il a loupé l'avion.

Arthur rit doucement, dans sa barbe qui n'existe pas, au souvenir de Christopher loupant deux réveils et coincé ensuite dans une manifestation. Il avait vraiment pas eu de chance ! Cela en était même impressionnant ! Ah Chris ! Les deux frères s'envoyaient beaucoup de sms mais le manque restait malgré tout, Arthur donnerait cher pour avoir son jumeau rien qu'une journée auprès de lui.
 
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MessagePosté le: Jeu 5 Mai 2011 - 17:19    Sujet du message: Do you want a cup of tea ? Répondre en citant

Je ne peux que comprendre qu'Arthur ait du mal à se retrouver dans le tout nouveau vocabulaire scientifique avec lequel il doit négocier. J'ai personnellement fais ma première semaine de cours à la Mysterious School avec le manuel ouvert sur mon bureau, de peur d'oublier le mot nécessaire au moment importun. Mais finalement, la concentration aidant, j'ai vite mémorisé ce dont j'avais besoin. Ce qui, fort logiquement, n'est pas aussi évident pour un élève qui passe de matière en matière, et de champ lexical en champ lexical, au fil de la journée et de la semaine.

La mention d'Engdor m'a bien fait tiquer, mais j'ai préféré me concentrer sur le discours d'Arthur que de me perdre une fois de plus dans ma réflexion. Oui, encore un mot qui refuse de se laisser cerner au premier abord, bien que je sois certain de la connaître… À se demander si cela ne vient pas d'un pouvoir quelconque de l'élève.

Suivant l'exemple donné par Arthur, je tends la main vers le gobelet restant, mais, au moment où j'entame le geste de la porter à ma bouche, je me fige, coupé dans mon élan par la question ô combien pertinente de mon interlocuteur.

Qu'est-ce que je fais ici ?

« C'est dommage pour votre frère… Les échanges scolaires peuvent être vraiment enrichissants. »

Réponse passe-partout, un peu en roue libre. Je réfléchis à ce que je vais bien pouvoir dire… et surtout à comment le dire.

« Pour ce qui est de ma présence ici… Disons que… »

Je ne peux m'empêcher de songer que je dois paraître pour le moins embarrassé.

« J'ai débuté dans l'enseignement en Angleterre. J'y ai exercé quelques années, puis… »

Je soupire.

« Puis des choses étranges ont commencé à se produire. Des professeurs et des élèves du lycée où j'enseignais ont disparu… puis ont été retrouvés. Morts. Quand j'ai quitté le pays, la police n'avait toujours pas retrouvé le tueur. Mais elle était certaine qu'il était seul, et qu'il s'en prendrait en priorité aux membres de l'établissement. Bien sûr, la plupart des parents ont retiré leurs enfants de ce lycée. Je suppose qu'avec une telle épée de Damoclès, l'établissement a dû fermer peu après. »

Les yeux baissé sur mon thé au citron, j'ajoute à voix plus basse.

« Au début je ne comptais pas me laisser gagner par la psychose qui régnait. Mais j'ai eu le malheur de… de retrouver l'un des cadavres. »

Un silence. Je ne parviens pas à me résoudre à formuler à voix haute ce que je pense si fort.

Le tueur n'était pas un être de logique et de sang froid. Il ne tuait pas ses victimes. Il les torturait à mort.

D'un coup je réalise à quel point je viens de plomber l'ambiance, et relève les yeux dans un sourire forcé.

« Excusez-moi, je n'aurais pas dû parler de ça. »

Mais avant même que j'ai pu enchaîner avec une autre pensée en ce sens, l'évidence me frappe. J'ai quitté Mysterious School car l'école a fermé, certes… Mais la raison de cette fermeture semble à présent bien trop familière pour être innocente… J'ai beau tenter de rationnaliser, invoquer une coïncidence, je me sens doucement sombrer dans la paranoïa.

J'espère que je n'ai pas blêmi.
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Arthur A. Penther


MessagePosté le: Dim 8 Mai 2011 - 12:12    Sujet du message: Do you want a cup of tea ? Répondre en citant

S'il s'était attendu à ça ! L'histoire que l'enseignant lui conta paraissait toute droit sortie d'un roman policier, les meurtres, le mystère et le héros qui découvre un corps. A mesure qu'il parlait et expliquait que, faute d'avoir trouvé l'assassin, il avait du comme les autres quitter l'établissement, Arthur se demanda si ce n'était pas lui le tueur. Pourquoi lui racontait-il tous ça ? Il n'est qu'un élève innocent, qui a peur des monstres et aime faire des paris idiots; il n'est qu'un étudiant comme il y en a tant d'autre, pourquoi gâcher son innocence, son entretien, avec une histoire pareil ?! Jamais plus il ne verra le professeur de mathématiques du même œil. Arthur aurait préféré ne rien savoir, il aime les ragots mais là c'est trop ! Il aurait juste voulu avoir un cours puis rentrer dans sa chambre, mais c'était trop tard. Il savait l'horreur qu'avait vécu monsieur Henry et surtout, il se demande ce qui a bien pu se passer. Qu'elle est la raison d'un tel massacre. Lui aussi, sûrement. Il doit être hanté par cette histoire, il lui en parle comme pour s'en débarrasser. Il doit être bouleversé, peut-être, non surement, s'interroge t-il encore sur ce qui est arrivé. L'élève se taisait, le silence se fit maitre autour d'eux pendant qu'Arthur encaissait toute cette rocambolesque histoire. La pitié et compassion se lisaient dans les yeux de l'adolescent même s'il n'avait pas vécu d'horreur pareil. Il avait même eu plutôt une enfance agréable, douce et une histoire de vie des plus délicieuses. Non, il ne peut comprendre les émotions, sentiments, de l'enseignant, mais il n'est pas assez stupide pour ne pas les saisir. Parfois, on n'a pas besoin d'avoir vécu la même chose pour éprouver de la compassion et un désir d'aider l'autre.
Philanthrope dans l'âme, Arthur Avalon avait toujours aimé aider les gens. Non pas qu'il soit membre de diverses associations caritatives, mais quand il en avait eu l'occasion il avait donné des conseils ou aider du mieux qu'ils pouvaient ses proches. Et avec une histoire pareil, une telle confession, Arthur se sentait naitre un lien particulier avec l'enseignant. Avec la création du lien, l'envie de l'aider arrivait. Il fallait être objectif : si la police n'avait rien trouvé, il y a peu de chance que eux, depuis Oebal, résolvent le mystère. Il fallait donc passer à autre chose, ne pas rester buté dessus. Pour aller mieux et aussi éviter qu'à chaque fois qu'on aborde ce sujet, Edward se remette à raconter cette affreuse histoire.

_ Monsieur, je ne sais pas quoi vous dire... Mais vous ne devriez pas en parler comme ça, à vous entendre on dirait que c'est vous le tueur. C'est... assez tordu comme histoire. Je n'ai que dix-huit ans, j'ai rien vécu, mais vous ne croyez pas que vous devriez passer à autre chose ? Faire de cette histoire un souvenir ? Enfin... Moi c'est ce que je fais pour les choses difficiles, je les mets de côté car on ne peut rien y faire, certaines choses ne peuvent être changées. C'est difficile à faire, c'est un tour de mains à prendre, mais... Oui, quand on ne peut pas changer quelque chose il faut le ranger dans un coin de sa tête et ne plus y penser.

Arthur se tut un instant pour réfléchir à ce qu'il allait dire, dans sa main son gobelet refroidissait. Le jeune Penther sentait qu'il avançait sur un terrain sensible, donner des conseils à un adulte n'était pas quelque chose de recommandé. Mais une part de lui se disait qu'il avait raison, qu'il n'avait pas tord et que, si cela peut aider le professeur, alors il doit le dire. Aussi Arthur ne culpabilisa pas en énonçant son avis. Il y avait en ce gamin une confiance en lui qui ne se perdait que dans les combats, amusant de voir qu'un être aussi sûr de lui dans le psychologique puisse perdre tous ses moyens dès que sa vie est menacée. En même temps c'est un peu normal non ?

_ Vous... vous ne vous en sentez pas capable ? Vous voulez peut-être continuer à m'en parler ? Vous pouvez, monsieur. J'ai déjà aidé beaucoup de monde, parfois certains évènements sont extrêmement difficiles à gérer... J'ai une amie qui a été violé enfant, cela l'a détruite... Un petit rien faisait ressortir toute la douleur. Peut importe ce qu'on faisait la douleur revenait... alors je suis intervenue, magiquement. Parfois les mots ne suffisent pas, la présence non plus. Mon don l'ont soulagé et un jour, elle s'est sentit capable de s'en détacher pour affronter son passé par elle-même. Ce que je veux vous dire, monsieur, c'est que je sais aider les autres. Les conseiller, écouter... mais si cela ne suffit pas je peux vous soulager. Je peux créer des émotions, ce don sert pour les combats, mais il peut être plus que cela. Je peux vous rendre euphorique, léger... Heureux aussi. Vous faire oublier tous vos soucis pendant une journée. Cela fait un peu dealer de drogue dit comme ça, mais réfléchissez-y, si le reste ne vous aide pas, mon don peut y arriver.
Vous allez faire quoi maintenant ? Moi, je ne veux plus faire de maths en tout cas.


Finit-il en posant son gobelet froid. L'entretient tournait autour de l'enseignant maintenant, à lui de voir s'ils vont continuer à aborder ce sujet difficile ou passer à autre chose.
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MessagePosté le: Sam 9 Juil 2011 - 22:01    Sujet du message: Do you want a cup of tea ? Répondre en citant

u_u" Désolé pour le temps de réponse tout bonnement honteux... ainsi que pour le post qui sans être catastrophique aurait pu (du ?) être mieux.


Je reste un instant… comme sonné par les paroles d'Arthur. J'ai réalisé trop tard que je n'aurais jamais du imposer cette histoire à l'élève, et sa réponse très mature m'a surpris. Mais c'est une surprise positive. Je n'aurais certes pas du parler, mais j'ai eu de la chance dans mon erreur, car mon interlocuteur est capable de l'encaisser. Plus encore, il me propose son aide.

« Votre proposition est… étonnante, mais généreuse. Je vous remercie » dis-je avec un sourire, bien que léger. « Je… je vous présente mes excuses. Je n'aurais pas du vous parler de tout ça. » Je soupire. « Je… »

Je m'interromps, réalisant que je suis sur le point de recommencer la même erreur. Je n'ai pas à impliquer un élève dans mes états d'âme. Même si je ne connais personne ici. En tant qu'adulte, je dois protéger de mon mieux ces jeunes en devenir. Pas être un fardeau pour eux.

Arthur a sans doute raison, il faut que j'arrive à me détacher de ces souvenirs. C'est peut-être parce que je n'en avais jamais parlé à qui que ce soit qu'ils restent aussi vifs, mais je me dois de les exorciser. Pour moi comme pour mon entourage.

« Vous savez » reprends-je, à la fois par envie de changer de sujet et par réelle curiosité « vous me parlez de votre pouvoir comme si c'était quelque chose de normal, presque de banal… Je peux concevoir que ça l'est pour vous, mais personnellement j'ai vécu presque toute ma vie sans croire au surnaturel. Je peine à m'habituer à tout ça. »

Mon arrivée à la Mysterious School s'est montrée particulièrement… folklorique de ce point de vue. Mitsuki et ses pouvoirs dignes des effets spéciaux d'une super-production hollywoodienne, Cristale et sa transformation en écharpe… Je pensais avoir tout vu, être blasé. Mais non. La magie est un perpétuel étonnement.

« J'ai cru comprendre qu'ici beaucoup d'enfants naissaient avec un pouvoir en eux, ou bien un don pour le combat… Là où je suis né, tout cela n'existait pas. Tout le monde naît avec un pouvoir chez vous aussi ? »

Je n'aurais jamais cru il y a encore un an qu'ailleurs dans le monde, des pays entiers vivaient la magie au quotidien. Incroyable comme certaines informations ne circulent pas, malgré toutes les technologies modernes.
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Arthur A. Penther


MessagePosté le: Ven 22 Juil 2011 - 11:43    Sujet du message: Do you want a cup of tea ? Répondre en citant

Il changeait de sujet, profitant de l'énonciation du don d'Arthur pour parler de la magie en générale. Aux yeux d'Arthur il fuyait la conversation, le problème, ou alors il désirait le régler par lui-même ? A le regarder, le gamin se doutait qu'il se contentait de fuir et que le soir venu il repenserait à tous ça. Peut-être même la culpabilité d'en avoir parler à un adolescent allait s'ajouter à la douleur des souvenirs ? Comment l'aider ? Il ne voulait ni magie, ni paroles, alors comment ? On ne peut obliger les gens à aller mieux, mais si c'était possible.... Arthur suivit le vent de la conversation, regrettant cependant ne pas pouvoir faire plus pour monsieur Henry.

_ Je pensais que la magie était dans tous les pays. Il fit une pause pour réfléchir à la question, avant de reprendre. En même temps c'est logique, chaque peuples est différents donc pourquoi pas un pays où elle n'existe pas ? Chez moi, oui on peut dire ça. Y a ceux qui sont doté de magie, ceux qui sont prédisposés au combat, et ceux qui sont affilés à une arme. Dans ma famille y a que de la magie, je crois que c'est du à la génétique. Mon jumeau à des pouvoirs magiques aussi : il peut se faire aimer des gens au point de créer un sentiment de fidélité absolu, c'est assez pratique. Arthur sourit en se souvenant de Chris et de son harem. Il a aussi l'inverse de moi, je suis doté d'une chance exceptionnelle : lui il n'en a pas. C'est marrant de voir comment l'univers paraît s'acharner à lui rendre la vie impossible, heureusement qu'il a le don de se faire aimer sinon il vivrait un enfer ! Mais en tout cas je n'ai jamais entendu parler de personne naissant sans don, des pouvoirs minime oui, mais rien... Après je n'ai connu véritablement que ma famille et, aussi nombreuse soit-elle, elle n'est pas représentative de la population d'Engdor Finit-il plus calmement avec un air entendu.

Arthur se tut et prit un meilleur appui sur sa chaise. Il se moquait de la population du monde, dans sa tête les choses sont ainsi : certain ont des dons, d'autre non. Il ne cherchait pas plus loin et n'allait pas se creuser la tête pour une question dont il n'avait pas de réponse; comme pour le mystère de l'enseignant. Ah ! Que la vie était simple pour Arthur ! Il ne s'interrogeait que sur les objets dont il pouvait trouver une réponse, il se faisait des amis et acceptait les conflits qui en découlait, avait-il seulement un sujet difficile ? Oui, mais là encore il préférait faire avec plutôt que s'appesantir dessus.

_ J'en conclus que vous n'avez pas de pouvoirs, j'ai juste ? Vous... vous ne vous sentez pas démunit face aux monstres ? Je ne m'imagines pas y faire face avec un simple canif !

Arthur ne put réprimer un frisson d'angoisse à cette simple idée, déjà que ses propres dons ne servaient à rien, mais au moins s'il n'était pas seul il pouvait survivre... Mais alors avec rien du tout ! Ce n'était même pas envisageable !!
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MessagePosté le: Mer 27 Juil 2011 - 17:10    Sujet du message: Do you want a cup of tea ? Répondre en citant

« Oh, rassurez-vous, j'ai plus qu'un simple canif ! » dis-je dans un sourire. « Mais il est vrai que je n'ai aucun pouvoir… C'est pour cela que je peine parfois à saisir le mode de pensée des gens qui m'entourent ici. Je n'ai pas l'habitude de prendre en compte ce qui pour vous tous est naturel. »

Je fais une pause pour -enfin- goûter mon thé au citron. Bien qu'un peu tiède, il n'est en définitive pas mauvais.

« À dire vrai, l'une des premières choses que le directeur m'a demandé quand je suis arrivé était si je savais ou non me défendre. J'ai été surpris, sur le coup, car je ne savais pas qu'il y avait des monstres partout aux alentours. Ce genre de choses n'existait pas chez moi, et il n'y avait pas non plus de monstres autour du dernier établissement où j'ai enseigné, même s'il était bien plus près d'ici… Mais à bien y réfléchir, il était sur une île assez isolée, ce qui peut expliquer la chose… Enfin, tout ça pour dire que je ne me sens pas vraiment démuni face à des monstres que je n'ai jamais croisé !... »

Je souris à Arthur, voulant me montrer rassurant. Je réalise parfaitement que je me montre bien plus probablement inconscient en sous-estimant les dangers de ces monstres qui peuplent la région, mais je ne peux rien y faire pour le moment… Ma priorité est de mettre les cours en place au plus vite. Je suppose qu'il sera toujours temps ensuite de demander à d'autres professeurs de m'apprendre à me battre un peu plus sérieusement, ainsi que de chercher des informations sur la conformation réelle du secteur entourant l'académie…

Un souvenir me frappe cependant, et je songe qu'au point où j'en suis, quitte à passer pour un extra-terrestre à force de méconnaître le monde où j'ai pris pied, autant en profiter pour se renseigner un minimum…

« Euh, ma question va sans doute vous paraître saugrenue, mais… On m'a parlé d'un système de "missions", mais sans entrer dans les détails. J'ai bien compris que les professeurs étaient contraints d'y participer, mais est-ce également le cas des élèves ? Enfin, je sais que des élèves participent également, mais c'est obligatoire ? Tout le monde y passe ? »

Ne voulant submerger Arthur de questions, je m'arrête, mais n'en poursuis pas moins en pensée. Tout le monde ? Et les élèves de primaire alors ? Et que sont ces missions ?...

Je ne fais sans doute qu'effleurer la surface de l'abîme d'ignorance qui attend mon premier faux pas depuis que j'ai quitté l'Angleterre… Je me retiens de lever les yeux au ciel. Au moins, je ne peux me plaindre d'avoir une vie monotone…
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 21:52    Sujet du message: Do you want a cup of tea ?

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