FAQ   Rechercher   Membres   Groupes   Se connecter pour vérifier ses messages privés   S’enregistrer   Profil   Connexion 

Fair Trade [Eve Lewinsky]
Aller à la page: <  1, 2
 
Poster un nouveau sujet   Ce sujet est verrouillé; vous ne pouvez pas éditer les messages ou faire de réponses.    Murasaki Suishou | Forum RPG Académie Index du Forum -> Académie Rakishou -> Cafétéria
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
Classe Coeur
Eve Lewinsky
Inscrit le: 27 Mar 2011
Messages: 56
Espèce: Youkai
Catégorie: Magie
Niveau: Lycée
Classe: Coeur
Sexe: Féminin
Points MS: 100
MessagePosté le: Mar 19 Juin 2012 - 14:03    Sujet du message: Fair Trade [Eve Lewinsky] Répondre en citant

✖ Je croyais… oui, je croyais bien que j’avais mit Shinji dans l’embarras. Mais… il n’y avait pas de quoi. Enfin si, il y avait de quoi, mais pas si on avait ma façon de voir les choses. Il y a 7 ans, je me serais détestée à me dire qu’une compote de pote n’était pas très bonne alors que je mangeais deux fois par jour en moyenne, et des trucs bien dégueulasses. Mais maintenant… les choses avaient changées, et je ne pensais plus pareilles. C’était certain que son comportement vis-à-vis de sa mère en face de moi qui avait vu mourir la sienne était extrêmement choquant. Et je l’avais été un bref instant. Mais après, si elle revenait tout à coup, peut-être que je finirais par faire la même chose que Shinji, alors qu’il y aurait toujours des orphelins dans le monde. C’était comme ça. Tout était relatif. Ce n’était peut-être pas évident à gérer, mais je m’étais fait une raison. Et puis bon, à cette époque, mon esprit n’avait pas encore tout digéré. Ces événements planaient dans un coin de ma tête, à la fois fantomatiques et présents. Mon esprit de petite fille avait rejeté les informations, et je ne le avais toujours pas encore bien acceptées et récupérées à ce moment-là.
Mais bon je ne dis rien, en même temps, je ne savais pas vraiment quoi dire. Lui dire que ce n’était pas grave et qu’il n’avait pas à s’inquiété n’est pas des plus malins, puisque ça aurait été déceler son malaise et si son comportement ne m’avais pas touché, je ne l’aurais pas décelé. Donc je ne dis rien, attendant qu’il parle.

Au final, il sortit une feuille et un crayon. Je levai un sourcil, intriguée de ce qu’il allait bien pour faire avec ça. Mes yeux s’agrandirent quand je compris qu’il s’agissait d’un numéro de téléphone. Quand j’eus la confirmation qu’il s’agissait bien du sien, je laissai échapper un cri de joie avant de m’emparer du bout de papier à toute vitesse.

- Merci merci merci ! Promis j’essayerai de pas te harceler.

Bon, je ne risquais de le harceler, certes, j’avais juste dis ça comme ça. De toute façon il y avait de grandes chances que passer ce repas j’ai tout de suite plus de mal à lui reparler, et surtout si c’était pour lui raconter mes problèmes. Ce n’était franchement pas mon genre. Mais même si j’avais eu tendance, jusque-là, à me tenir à l’écart des gens, son geste m’avais vraiment fait plaisir. Cela marquait encore plus une bonne journée pour moi, et puis c’était bien la première fois que quelqu’un d’à peu près mon âge me donnait son numéro de téléphone. Dans les écoles où j’allais j’étais plutôt « la fille bizarre » et du coup, je n’avais pas d’amis. Ou alors des gars qui courraient plus après ma poitrine qu’autre chose. Bon, je ne pouvais pas encore considérer Shinji comme un vrai ami, bien sûr, même s’il ressemblait plus que qui que soit d’autre à un ai pour moi. Parce que c’était l’une des rares personnes qui se montraient gentille avec moi. Donc oui, pour le moment j’étais vraiment très contente et ajoutais en vitesse son numéros à mon répertoire. Ouiiiii !!! 7 numéros ! On battait des records ! Je dû presque me forcer à ne pas mettre un cœur après son prénom. N’importe quoi. Contente, contente.

- Ah nan c’est sur on ne s’ennuie pas. Ce sont des fous furieux. Surtout depuis qu’on a Ugombo. Je te le présenterai, d’ailleurs.
Mais bon, je suppose que quand ta mère te fait des desserts ça te perturbe moins que quand c’est William qui m’en fait à moi. Surtout quand il enfile son tablier à fleurs par-dessus ses fringues en cuir…


J’eus un petit soupire amusé. Un vrai cas social quand même. Mignon, certes, mais aussi très bizarre quand même. D’ailleurs, je me demandais bien, en jetant un coup d’oeil aux jeunes autour, comme il était quand il étudiait ici. Faisait-il partie des sales gosses ou était-il comme Shinji ? Nan… il n’était pas comme Shinji. C’était impossible. Son narcissisme et son exigence de pseudo-aristocrate l’en empêchait complètement. Il devait être un sale gosse. Comme quoi final, ce n’était pas si désespéré que ça pour la plupart d’entre eux. Je commençais à me dire que j’allais avoir une petite discussion avec lui là-dessus. Ça devrait être drôle. Très drôle même.
Je me calmai un peu et eu un nouveau soupire.

- Merci beaucoup. Ca faisait longtemps que je n’avais pas aussi bien discuté avec quelqu’un.
Aah… non. Je partais dans le mélodrame là. Repassons en mode joyeux.
- Mais te mets pas la pression, hein. J’te demande rien. Enfin si il se passe quelque chose ici cet aprèm ?
Parce que j’allais pas glander toute seule cette après-midi. Surtout TOUTE l’après-midi. J’allais re-déprimer si je ne faisais pas quelque chose. Qui à aller en cours. Une folle dingue, hein oué. Une fille qui veut aller en cours, n’importe quoi…
_________________
Revenir en haut
Publicité


MessagePosté le: Mar 19 Juin 2012 - 14:03    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
Azai Shinji


MessagePosté le: Mar 19 Juin 2012 - 16:25    Sujet du message: Fair Trade [Eve Lewinsky] Répondre en citant

Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’elle avait l’air contente. Parce qu’entre le cri de joie, les remerciements hystériques et l’empressement avec lequel elle ajouta le numéro à son répertoire, même ceux situé à l’autre extrémité de la salle avait dû se rendre compte qu’il venait de se passer quelque chose qui avait rendu Léo heureuse. De son côté, Shinji ne comprit pas spécialement comment son numéro de téléphone avait pu provoquer une telle réaction. Mais le résultat était plaisant à écouter. Et même si cela ne lui permettait pas encore de se faire pardonner pour le comportement qu’il avait eu, ça le mettait au moins dans la bonne voie.
Il fut tenté de dire qu’elle ne risquait pas grand-chose à le harceler. Après tout, même si ses journées étaient en général bien remplies, elles ne consistaient qu’en une routine sans grand intérêt. Y ajouter un zeste de folie ne serait pas forcément une expérience déplaisante. D’autant plus que Léo avait émis l’idée d’arranger une rencontre entre Shinji et le fameux Ugombo. Sur le principe, pourquoi pas. Mais quelle pouvait bien être l’attitude à adopter lorsqu’on rencontrait un gorille ? Sans compter qu’il risquait d’y avoir un problème de taille, au sens propre du terme. Léo ne risquait rien : elle et son animal de compagnie se connaissaient depuis longtemps. Mais comment les choses se passeraient-elles avec Shinji ? Pour peu que le grand singe considère que la tête du jeune homme ne lui revenait pas, ça pouvait être dangereux. Car pouvoirs ou pas, Shinji ne pensait sortir indemne de ce genre de face à face.
 
Il chassa cette douloureuse pensée de son esprit pour se réorienter sur ces fameux desserts que Léo avait évoqué. Il ignorait à quoi pouvait bien ressembler ceux conçus par un membre des forces spéciales, mais il savait pertinemment comment étaient ceux de sa mère. Bon. Très bon même. Le seul souci, c’est que ça faisait longtemps qu’il n’avait pas pu y goûter. Depuis l’accident, il n’était pas rentré chez lui. Il avait transité entre les soins intensifs et les ateliers de rééducation. Et dès que tout cela fut terminé, il était immédiatement parti pour Rakishou. Hmmm… Il faudrait qu’il trouve le temps de repasser au domicile familial dans un futur proche. Par spécialement pour le dessert, même si ça pouvait être un bonus fort appréciable !
Mais ce n’était pas pour tout de suite. Il avait encore pas mal de chose à faire et le plus urgent était le programme de l’après-midi. Car même si Léo ne l’avait pas explicitement dit, elle semblait apprécier la compagnie de Shinji. Et rester ensemble encore quelques heures de plus apparaissait comme une très bonne idée. Bien sûr, il faudrait compter avec leurs emplois du temps respectifs : Shinji ignorait dans quel niveau scolaire se situait sa condisciple, mais lui-même devait suivre un cours de Social Engineering dans deux heures. Les deux jeunes gens ne pourraient donc pas passer tout l’après-midi ensemble, mais ils n’étaient pas obligé de se quitter tout de suite.

 
« Personnellement, j’ai un cours en milieu d’après-midi. Mais avant ça, j’avoue avoir du temps à tuer. Et pour peu que tu sois également libre, je pense qu’on devrait pouvoir trouver quelque chose pour s’occuper. »
 
Même si dans l’immédiat, Shinji ne savait pas encore ce qu’ils allaient bien pouvoir faire. Bah… Ca viendrait en temps voulu. Dans le pire des cas, il pouvait toujours offrir à Léo une petite visite du campus. Bien qu’honnêtement, il espérait trouver quelque chose d’un peu plus passionnant que ça.
Heureusement qu’il prenait toujours soin d’emmener l’ensemble de son matériel en début de journée : ça lui éviterait de devoir retourner à sa chambre pour se réapprovisionner. Bon, en même temps, il avait un avantage : il ne fonctionnait que de manière électronique. Que ce soit ses bouquins ou ses cours, tout était stocké soit dans son ordinateur portable, soit dans sa tablette de braille. Aussi, il pouvait tout embarquer sans que son sac ne pèse trop lourd.

 
« Université ou lycée ? Navré de le demander comme ça : je ne suis pas très doué pour deviner l’âge de quelqu’un à sa voix. J’aimerais juste savoir si, à tout hasard, on a des cours en commun. Je suis dans la filière Renseignement et Espionnage. »
 
Evidemment. Malgré le fait qu’il s’agisse d’une académie militaire, Shinji n’avait pas les capacités lui permettant de briller sur le terrain. Mais son sens pratique, sa discrétion et sa subtilité faisait de lui quelqu’un d’apte à glaner des informations cruciales. En tout cas, c’était ainsi que les instructeurs l’avait évalué lors de son arrivée à Rakishou.
Revenir en haut
Classe Coeur
Eve Lewinsky
Inscrit le: 27 Mar 2011
Messages: 56
Espèce: Youkai
Catégorie: Magie
Niveau: Lycée
Classe: Coeur
Sexe: Féminin
Points MS: 100
MessagePosté le: Ven 22 Juin 2012 - 16:50    Sujet du message: Fair Trade [Eve Lewinsky] Répondre en citant

✖ Mmmh… oué, cours. C’était pas faux. On n’attendait peut-être pas de moi que je me pointe directement en cours alors que j’étais arrivée à peine une heure plus tôt. D’ailleurs, j’avais à peine regardé l’emploi du temps, tout juste le temps de le prendre en photo vite fit pour l’avoir sur mon portable. J’avais tout juste eu le temps de constater qu’on avait pas des masse beaucoup cours ici. Une école de feignasses ! Arhem… chuuut. Tu vas te faire frapper. Je regardai alors ce que j’avais cet après-midi. Ah ah… Capacité. Ouiiii. La tout de suite, je n’étais pas spécialement motivée à aller affronter la faune Rakishounienne. Même s’il y avait des règles pour la sécurité de tous… vu ce qu’ils en faisaient des règles ici… ça n’avait rien de spécialement rassurant. Et puis noooonnn. Ils ne m’en voudront pas si je ne vais pas me jeter dans la fosse aux lions dès mon arrivée. Quoique je venais d’affronter la cafeteria. Même si je n’avais pas été seule sur le coup-là. Et apparemment je risquais de l’être dans ce cours. Parce que, quel que soit le niveau de Shinji, de toute façon, je n’étais surement pas dans cette filière. Même si je ne savais même pas si j’étais dans une c’était William qui s’était occupé de tout. Et puis, je devais être dans celle des gros bourrins force brut, et loups solitaires. Un truc du genre. Je ne savais strictement rien en fait. Et puis ça se trouvait, au niveau auquel j’étais, il n’était pas encore question de filière. Bref.
 
- Lycée. Pour la filière, je n’en sais rien, il faudra que je me renseigne. J’ai capacité cette aprèm. Je sais pas si je vais y aller. Personne ne m’en voudra si je n’y vais pas à mon premier jour. Je suppose…
 
Pour supporter des élèves comme ça, je me demandais bien comment étaient les profs. Tyranniques ? Laxistes ? Maintenant, il fallait espérer que le prof que j’étais sensée avoir cette après-midi, n’était pas un gros tyran stupide qui me pourchasserai pendant des jours pour me punir de ne pas être venue. Si je n’y allais pas. Je ne savais toujours pas. On verrait au feeling et à la motivation.
 
-  Hosh !... on va bouger, alors. Tu ne peux peut-être pas me dire où sont les bels endroits de cette école, mais tu dois savoir où sont les endroits calme, non ?
Je réorganisais mon plateau, histoire d’être à peu près sûre de ne pas tout foutre par terre durant le trajet, ma foi court, entre notre table et les rangements pour plateaux. Mais bon, j’étais une boulette et en plus le terrain était relativement miné. Je suspendis un geste, ayant une brusque révélation.
- Je suppose que la bibliothèque est un endroit calme.
Je pouffai le plus doucement possible, histoire de ne pas plus m’attirer les foudres des autres. Dire qu’ils n’allaient jamais à la bibliothèque, pour la plupart d’entre eux, et surtout pour les susceptibles, ça voulait juste dire «crétins», ou «incultes». Donc on allait éviter d’ajouter l’ «incultes» au «crétins» déjà présent et au «sauvages ».
 
Je finis d’organiser mon plateau et jetai un coup d’œil aux alentours.
-  La voie est libre pour l’instant.
Je me levai et récupérai mon plateau. Je regardai à nouveau autour de moi, on ne sait jamais que quelqu’un décide brusquement de faire une bataille de nourriture. Ou une bataille tout court. Ici, on faisait les choses en grand, hein !
 
Je me tournai vers Shinji, et eus un moment de flottement. Non, il était apparemment solitaire et il devait très bien savoir se débrouiller tout seul. Et puis… je détestais aider les gens. Pas par égoïsme. Mais parce que je détestais qu’on m’aide et je détestais les gens qui voulaient m’aider. Et je ne voulais pas me retrouver dans la situation inverse. Je me tournai vers le pose plateaux et eus un nouveau doute. Je n’avais pas non plus envie de me casser comme ça et de faire comme s’il voyait parfaitement. Et puis j’eus une idée. Je commençai à traverser la salle et me retournai vers Shinji.
-  On va où alors ?
Juste histoire qu’il sache par où je vais, et en déduire à peu près où il était. Je supposai qu’il devait être bon en repérage spatial et avoir une bonne ouïe. Et puis ça faisait genre, non, non, j’t’aide pas. Je demande juste ça.  Autre chose, je poussais les… disons diverses immondices qui se trouvaient par terre sur notre chemin. C’était assez impressionnant. J’irais à la cafeteria en baskets déglinguées maintenant. Arrivée à destination, décidément ce n’était pas loin. C’était les dangers qui en donnaient l’impression, je déposais mon plateau intact. Fière de moi. Je me décalai sur le côté et me retournai, attendant Shinji.
 
_________________
Revenir en haut
Azai Shinji


MessagePosté le: Sam 23 Juin 2012 - 14:34    Sujet du message: Fair Trade [Eve Lewinsky] Répondre en citant

Lycée, donc. Ca signifiait qu’il n’y avait pas la moindre chance qu’ils aient des cours en commun. Lors de sa convalescence, Shinji avait eu la chance de pouvoir plus ou moins poursuivre sa scolarité. Ainsi, lorsqu’il fut admis à Rakishou, il disposait des diplômes et des capacités intellectuelles requises pour intégrer le cursus universitaire de l’académie. Ce n’était pas plus mal, en somme : il se serait sentit assez mal s’il avait été contraint d’assister à des cours avec des personnes au moins deux ans plus jeunes que lui. Il avait eu de la chance, en quelque sorte.
Si Léo suivait les cours du lycée, et en admettant qu’elle n’ait pas accumulé un retard scolaire faisant d’elle une des ainées de son niveau, Shinji estimait qu’elle devait avoir aux alentours des 16-17 ans. Bien sûr, il n’était pas assez stupide pour demander la moindre confirmation par rapport à cet âge. Même le plus attardé des mecs ne se serait pas risqué à poser la question sur un sujet aussi tabou !
 
En revanche, Léo ne semblait pas motivé pour assister à ses cours de la journée. En même temps, elle venait tout juste d’arriver. Aujourd’hui même, d’après ses dires. Yep, Shinji était probablement la première personne qu’elle avait croisée, en dehors du corps enseignant et des responsables administratifs. Il fallait simplement prier pour qu’il n’ait pas donné une trop mauvaise impression de l’académie. Mais d’après ce qu’il entendait dans la voix de Léo, il n’y avait pas trop de soucis à se faire sur ce point. Et même dans le cas, fort improbable, où elle soit en train de dissimuler ce qu’elle pensait réellement, Shinji aurait de toute façon fait de son mieux.
Leur déjeuner étant à présent terminé, les deux jeunes gens n’avaient plus de réelles raisons de s’attarder ici. Léo fut la première à quitter la table et Shinji lui emboîta vite le pas. Encore que vite n’est pas le terme adéquat. Car bien qu’il sache où il devait déposer son plateau et qu’il ait une idée générale de ce qui l’attendait sur le trajet, il devait tout de même faire un minimum attention. Heureusement pour lui, les autres étudiants étaient suffisamment bruyants pour lui permettre de repérer ceux qui étaient sur sa route. Il était un plus délicat d’esquiver les autres quand on portait un plateau, mais avec un minimum de dextérité et beaucoup de vigilance, on y parvenait sans trop de peine. Surtout que pour une fois, ses pieds ne rencontrèrent pas l’un ou l’autre des détritus qui jonchaient habituellement le sol du réfectoire. Coup de chance ? Nan, Shinji avait une petite idée qui expliquait cette absence d’obstacle, même si l’explication en question ne semblait pas vouloir que ça se sache. Au final, il parvint à destination sans encombre et les deux purent enfin quitter cet enfer culinaire. Shinji prit le temps d’inspirer un grand bol d’air frais avait de se tourner dans la direction de Léo. Approximativement, comme à son habitude.

 
« Alors que faire ? Normalement, tu devrais te rendre en cours, mais j’ai la sensation que l’étudiant chargé de te faire une petite visite du campus va prendre trop de temps à tout te montrer et t’empêcher d’être à l’heure. Et bien entendu, vu que tu seras trop polie et trop intimidée pour l’interrompre, tu n’auras pas d’autre choix que de le laisser faire, bien qu’en ton fort intérieur, tu ne voulais rien d’autre que d’aller travailler tes capacités. »
 
Le sourire complice qu’on pouvait voir sur le visage de Shinji disait tout. Il n’y avait pas besoin d’être un doctorant pour comprendre que Léo n’avait absolument aucune envie d’aller en cours dès son premier jour. Mais même si un certain laxisme était toléré, il était préférable d’avoir des excuses valables au cas où l’un des enseignants se trouvait s’être levé du mauvais pied. Et même si Shinji était plutôt du genre assidu, cela ne l’empêchait pas de disposer d’un lot conséquent de justifications pour les fois où il ne pourrait faire autrement que de sécher les cours. Après tout, il faut être prévoyant dans la vie !
Le jeune homme utilisa la fonction vocale de son téléphone afin de connaître l’heure exacte. Ouais, ils avaient encore quelques heures avant son cours. Largement assez pour parcourir une bonne partie du campus et suffisant pour que Léo dispose de son excuse. Que du bénéfique, donc !

 
« Alors ? Visite classique ou tu préfères qu’on passe le temps et qu’on se détende ? »
 
Oui, parce qu’en même temps, elle venait d’arriver aujourd’hui. Impossible de dire d’où elle venait, mais le trajet avait pu être très long. Passer toute une partie de l’après-midi à crapahuter un peu partout, ce n’était pas le programme le plus reposant qui soit. Mais en même temps, elle était le type même de la fille énergique et débordante de vitalité. C’était surtout pour ça que Shinji lui avait laissé le choix.
Revenir en haut
Classe Coeur
Eve Lewinsky
Inscrit le: 27 Mar 2011
Messages: 56
Espèce: Youkai
Catégorie: Magie
Niveau: Lycée
Classe: Coeur
Sexe: Féminin
Points MS: 100
MessagePosté le: Mar 26 Juin 2012 - 20:17    Sujet du message: Fair Trade [Eve Lewinsky] Répondre en citant

✖ Je regardai Shinji étonnée. Surprise, mais agréablement surprise. Il ne m’avait pas encore donné cette image enjouée. C’était amusant. En même temps, c’était évident que je ne pouvais pas déjà tout connaître de lui, mais je n’aurais quand même pas imaginé une facette comme ça chez lui. Au vu de la première impression qu’il m’avait donné, quoi. Plutôt posé et solitaire. Mais il était vrai aussi que j’étais de ce genre-là d’habitude, quand il n’y avait pas William ou Ugombo pour m’inciter à faire l’imbécile. Passée la surprise, je ris.

- Oui, oui, mais ne me donne pas non plus l’habitude de rejeter la faute sur toi. Je pourrais vite m’y faire.

Mouahaha… ça serait franchement grâce de ma part quand même. Et je n’étais pas de ce cru là. Vraiment pas. Mais ça serait quand même marrant aussi. Mais autre chose me titillais. Il l’avait inventé vite celle-là. Il s’en inventait souvent des excuses pour éviter des cours ? Ou alors il accueillait souvent les petites nouvelles… Et en fait, il n’est pas aveugle, hein, et aussi tant qu’à faire. Mais oui ! En fait c’était un gros pervers manipulateur. Mais oui !!! Tout à fait !! Allé, on va aller au lit, hein Léo…. Tu craques complet là. Mmh… c’était le sucre ou la viande rouge ? Fallait se calmer. Réfléchissons plutôt à la question, de Shinji. D’un côté… visiter les lieux tout de suite ne serait pas plus mal. Comme ça, je ne serais pas complètement paumée et apeurée les premiers jours. Quoique je m’en étais bien sortie jusque-là. Administration, bâtiment cœur, dortoir, cafeteria, tout ça sans me paumer. Avec un coup d’œil à un plan je me démerdais bien, j’avais un assez bon sens de l’orientation, pour une fille. Et puis… en immense feignasse que j’étais, je n’avais absolument pas la motivation de bouger. Doonnnc… j’allais opter pour la deuxième option.

- On va aller se poser. Et puis, je viens d’Europe, alors j’suis un peu claquée.

L’excuuuuse ! Oui, certes je venais de loin, mais j’avais pioncé absolument tout le long du trajet. Une autre façon de me protéger de ces longs moments de médiation néfastes pour moi. Donc non, je n’étais pas spécialement fatiguée. Mais bon, je n’avais pas, non plus envie de dire : « ah nan on se pose, j’ai la grooosse flemme ». En plus c’était vachement élégant. Bref, non. On allait dire autre chose.

- Il fait pas mal beau, on peut aller se poser dehors.

Je commençai à sortir de la cafet’, passant devant Shinji, bien motivée. Motivée à ller me poser. Mais finalement, après réflexion, je me retournai vers Shinji.

- Euh, oui non, je sais comment on sort, mais je sais pas où aller sinon, alors je vais peut-être te suivre…
Baka Léo ! Donc, oui je le laissais passer devant.

- Par simple curiosité, hein, parce que je m’en contre fou d’un côté, mais tu es quoi toi ? Cœur, trèfle ?

Histoire de savoir, quoi. J’avais éliminé les deux autres d’office dans mes exemples. Je risquais de le vexer s’il en faisait partie, mais ça m’étonnerai franchement que ce soit le cas. Ou alors j’avais mal comprit ce qu’étaient les carreaux ou les piques, ou alors il cachait bien son jeu, ou alors il s’était gourée de catégorie. Mais quelque chose me disait qu’il devait plutôt être trèfle. Sinon il aurait sans doute relevé quand je lui avait dit que j’étais cœur, nan ? Ou alors, il s’en foutait juste à ce moment-là que je sois dans le même groupe que lui.
_________________
Revenir en haut
Azai Shinji


MessagePosté le: Jeu 28 Juin 2012 - 12:33    Sujet du message: Fair Trade [Eve Lewinsky] Répondre en citant

Léo venait d’Europe ? C’est que ça faisait quand même une sacrée distance ! Rien d’inatteignable avec les technologies actuelles, mais il fallait tout de même oser franchir le pas. Shinji n’avait pas eu trop de mal à deviner qu’elle était étrangère : le timbre de la voix, ça trompait rarement. Mais il aurait été incapable de mettre le doigt sur un continent et encore moins un pays en particulier. L’Europe, hein ? Après tout, pourquoi pas ? Les étudiants de Rakishou rassemblaient tous les âges, toutes les origines et toutes les classes sociales. Un bon gros melting pot des familles ! Aussi, entendre quelqu’un nous dire qu’il arrivait d’Europe n’était pas aussi surprenant que cela pouvait sembler.
Par contre, ça expliquait la raison pour laquelle Léo avait choisi l’option détente à l’option visite. Même si les moyens de locomotions avaient atteints une vitesse qu’on n’aurait pu imaginer un demi-siècle plus tôt, rallier Rakishou depuis l’Europe prenait quand même un bon paquet d’heures. Pas étonnant qu’elle préfère quelque chose d’un peu plus tranquille pour sa première journée. Sans faire la moindre remarque, Shinji repassa devant Léo et commença à marcher en direction du parc. C’était à l’autre bout du campus, mais c’était là-bas qu’ils seraient le plus tranquille. La bibliothèque aurait été une autre option, mais on s’y rendait rarement pour se détendre. Le jeune homme profita du trajet pour répondre à sa condisciple.

 
« Je sens que ça va te trotter dans la tête un bon moment si je ne te réponds pas. Je fais partie des Trèfles, pour peu que ça veuille encore dire quelque chose au sein de l’académie. »
 
Oui, parce que les classes et leurs pseudo-rivalités, c’était quelque chose qui passait complétement par-dessus la tête de Shinji. Il n’en avait pour ainsi dire absolument rien à cirer. Ce qui expliquait probablement pourquoi il avait été affecté à la sacro-sainte classe neutre de Rakishou. Conneries…  Il n’allait pas laisser ce genre d’imbécillité lui pourrir sa vie étudiante : il préférait vivre en fonction des gens et de leurs personnalités, pas d’après une stupide lutte des classes. Il avait parfaitement entendu que Léo faisait partie des Cœurs. Il n’avait juste pas jugé utile de continuer la conversation dans cette direction. Cela aurait-il changé quelque chose qu’elle ait été membre des Piques ou des Carreaux ? Non : elle restait avant tout une nouvelle arrivante, voilà tout. Mais puisque les hautes sphères de Rakishou n’hésitaient pas à mettre cette démarcation en avant, il était normal que les nouveaux s’en inquiètent. C’était bien dommage : qu’ils pensent d’abord à leur intégration avant de penser aux rivalités !
Shinji prit soin de ne pas se montrer trop critique, ni trop cynique dans sa réponse. Après tout, Léo ne pouvait pas deviner quelle était l’opinion des autres étudiants. Sans compter que ça semblait dans sa nature de montrer curieuse. On allait dire que ça faisait partie de son charme et en rester là. Et puis, il était tout à fait possible qu’elle se plaise à jouer à défendre la veuve et l’orphelin, au nom du bien et de la justice. Dieu que ça sonnait faux… Sans compter que Léo ressemblait trop à un électron libre pour pouvoir rentrer dans ce genre de moule.
 
Il leur fallu quelques minutes pour traverser le campus. Mais ces quelques minutes suffirent pour que Shinji sente des regards se tourner dans leur direction. Pas grave, il avait l’habitude. Sans compter que la situation d’aujourd’hui était probablement encore plus surprenante que d’ordinaire. L’aveugle qui guidait la voyante. Rien que dit comme ça, ça prêtait à sourire. Alors y assister en vrai… Heureusement, aucun incident ne vint retarder les deux jeunes gens qui finirent par se retrouver à l’entrée du parc réservé à la détente et au bien-être des étudiants. Il s’agissait d’un des rares endroits vraiment tranquille de l’académie où il était possible de passer le temps à ne rien faire. Il suffisait juste de s’arranger pour ne pas venir durant les rencontres sportives qui se déroulaient à proximité. Ce n’était fort heureusement pas le cas aujourd’hui.
Shinji se dirigea vers son coin habituel : à l’ombre d’un imposant sycomore. Certes, il dut faire le tour de l’arbre afin de bien repérer l’endroit où ce dernier projetait son ombre, mais lorsque ce fut fait, il alla s’asseoir dans l’herbe tout en invitant Léo à faire de même. Rien de tel qu’un peu de détente à l’ombre des arbres pour reposer le corps ainsi que l’esprit.

 
« Ce n’est pas très studieux, mais c’est on ne peut plus agréable. Tu verras quand tu seras enfermé dans les salles de cours : tu voudras y retourner ! Bref, je me demandais quelque chose. Pourquoi choisir Rakishou ? Ce genre d’académie existe en Europe, alors pourquoi en choisir une aussi éloignée ? »
 
C’est vrai que c’était quelque chose de surprenant. Bien sûr, Shinji n’était pas sans savoir que Rakishou disposait d’une certaine réputation, mais quand on parlait d’académie militaire, le simple fait de pouvoir être admit dans l’une d’entre elle relevait déjà de l’exploit. Pourquoi, dans ce cas, en choisir une située à l’autre bout du monde ? Un bon nombre d’étudiant avaient pourtant fait ce choix. Shinji, lui, s’était contenté de prendre la plus proche. Il ne s’expliquait pas cette volonté d’exil que certain de ses camarades semblaient posséder.
Revenir en haut
Contenu Sponsorisé


MessagePosté le: Aujourd’hui à 11:32    Sujet du message: Fair Trade [Eve Lewinsky]

Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Ce sujet est verrouillé; vous ne pouvez pas éditer les messages ou faire de réponses.    Murasaki Suishou | Forum RPG Académie Index du Forum -> Académie Rakishou -> Cafétéria Toutes les heures sont au format GMT + 2 Heures
Aller à la page: <  1, 2
Page 2 sur 2

 
Sauter vers:  

Index | Panneau d’administration | Creer un forum | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com
Theme xand created by spleen.