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On a toujours besoin d'un - beaucoup - plus grand que soi

 
Poster un nouveau sujet   Ce sujet est verrouillé; vous ne pouvez pas éditer les messages ou faire de réponses.    Murasaki Suishou | Forum RPG Académie Index du Forum -> Extérieur de l'académie -> La ville - Vecos
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Reita Zykovzky


MessagePosté le: Sam 5 Mai 2012 - 11:59    Sujet du message: On a toujours besoin d'un - beaucoup - plus grand que soi Répondre en citant

Il ne devait pas être loin de minuit ce soir là, lorsque Reita, debout sur son skate, cheveux au vent, en train de mâchouiller un malabar, et juste après s'être dit qu'il ne devrait pas tarder à rentrer, s'aperçut qu'il avait de la compagnie. Et en reconnaissant quelques visages, ce n'était pas pour lui plaire.

Je vous fait un petit flash back pour une meilleure compréhension. Il y a quelques semaines de cela, alors que le collégien était de vadrouille, son chemin croisa celui de deux hommes, assez jeunes mais qui devaient tout de même avoir plus ou moins dix d'écart avec le garçon. Tous deux semblaient bien amochés par l'alcool, et en sale gosse qu'il est, Reita n'avait pu s'empêcher d'aller les "taquiner". A sa manière. Après les avoir enquiquiner quelques temps, avoir jouer ce merveilleux rôle de moraliste qui lui va si mal quand on le connait un minimum, les deux alcoolisés ont forcément fini par en avoir marre de ce mioche court sur patte. Les plus hautes de ses mèches de cheveux ne devaient pas leur arriver aux épaules, et il se permettait des paroles fort déplacées. C'était dans les habitudes du blondinet, mais quand on ne le connait pas, c'est vrai que ça peut être vexant. Jusqu'à ce que cette histoire se finisse inévitablement en bagarre. Mais deux civils, qui ont déjà du mal à marcher droit, ce n'était pas difficile à maîtriser pour un élève d'une école militaire. Même à seulement quatorze ans. Et comme c'est loin d'être un saint, une fois assommés, le petit en profita pour leur faire les poches avant de les abandonner en plein milieu de la rue. Il y a forcément quelqu'un qui va les trouver ! En plus ils avaient presque plus de fric. Normal, tout venait visiblement d'être dépensé en boisson.

Donc, si on en revient à notre histoire actuelle, vous vous doutez bien que ce sont ces deux là que Reita a reconnu. Le problème, c'est qu'eux aussi semblent l'avoir reconnu. Et qu'en plus d'avoir cette fois l'air parfaitement sobres, leur nombre avait doublé. Non, je n'ai pas dit qu'ils s'étaient dédoublés ! Simplement que deux nouvelles têtes s'étaient ajoutées au groupe. Oups... En effet, oups. Parce qu'ils n'avaient pas du apprécier se faire ridiculise par un gosse, qui en plus n'a utilise aucune arme ni aucune sorte de magie pour leur filer quelques coups bien placés, et les laisser en plan avant de partir comme si de rien n'était.

Bref vous l'aurez comprit, cette fois, ça n'allait pas être aussi facile. Bien sûr, en les apercevant, le jeune hukai aurait tout simplement pu s'enfuir aussi rapidement que possible, trouver un coin où se planquer en attendant, puis repartir tranquillement jusqu'à son dortoir. Ou même rentrer dans un des bars du coin, puisqu'en plus d'être les derniers "shop" encore ouverts à cette heure là, ce n'était pas ça qui manquait dans ce coin de la ville. Le problème, c'est qu'une certaine fierté mal placée l'empêchait d'agir de la sorte.
Le voilà donc qui s'arrête, faisant remonter son skate jusqu'à sa main par un appui du pied sur le derrière de l'engin à roulettes, et dévisageant les inconnus qui lui faisaient face.

Il eu tout juste le temps d'entendre un "pas de doutes c'est bien lui" que son cerveau lui apprit qu'il venait de nouveau de se trouver dans une situation des plus désagréables. C'est un véritable art que de se fourrer non-stop dans les pires des situations. Mais cet art là aussi, il le maîtrisait très bien. A son niveau on pourrait même dire que c'est un don. C'est à se demander par quel miracle il a réussi à survivre jusqu'à quatorze ans sans se faire tuer jusque là ! Et puis il était assez reconnaissable. Énorme touffe de cheveux blonds toujours en pagaille sur le crane, grands yeux bleus pétillants, cet air de sale gosse collé au visage, sa taille qui correspondrait plus à celle d'un enfant de dix ans, et ses fringues toujours trop larges.

Dans ces moments là, il ,ne sait jamais comment réagir. Doit-il s'excuser, faire son possible pour garder les vie sauve, on continuer à jouer son numéro de gosse parfaitement insupportable - qui n'est en fait qu'une façade soit dit en passant.
Comme trop souvent, il opta pour la deuxième solution, et un de ses sourires suffisant vint alors se coller sur son visage, alors que les quatre hommes avançaient vers lui d'un pas non rassurant. Et cette fois, ils avaient du prévoir que c'était à un môme qui maîtrise les arts martiaux qu'ils avaient affaire, puisque Reita se retrouva bientôt au milieu de ses quatre assaillants, qui n'avaient aucun scrupule à frapper un plus petit qu'eux.

Mais il faut bien avouer une chose. Ce gamin est né sous une bonne étoile. Il a une chance hallucinante pour un chieur de première. C'est là qu'on se dit que s'il existe un dieu quelque part sur cette planète, il se fout bien nous ! Alors qu'il commençait à sentir l'impact des coups sur son corps, ayant du mal à maintenir une garde digne de ce nom face à huit bras, la violence à son encontre s'apaisa d'un seul coup. N'osant croire à de la pitié de la part de ses agresseurs - qui avaient tout de même de très bonnes raisons de lui en vouloir rappelons le - il leva les yeux, voir ce que cette étoile toujours cachée quelque part lui avait réservé cette fois là.
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MessagePosté le: Sam 5 Mai 2012 - 11:59    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Sam 5 Mai 2012 - 19:14    Sujet du message: On a toujours besoin d'un - beaucoup - plus grand que soi Répondre en citant

Il faut savoir une chose sur Luka, c’est un garçon plein de surprise et très réservé quant aux choses qu’il aime faire. Alors je vais vous dévoiler un secret : Luka est un excellent musicien, et un fan de musique au plus haut point. Musique classique, rock, jazz, en passant même par l’électro, la dance ou le rap. Bien sûr, il n’écoute que le meilleur dans chaque catégorie, mais son amour pour les mélodies bien trouvées n’a d’égale que son attachement à protéger les siens, ou son plaisir à cuisiner. Luka est un garçon discret quand il s’agit de ce qu’il aime je vous l’ai dit. Mais surtout entier. Il n’aime pas les choses à moitié fini.

Le blond avait donc décidé passer l’après-midi dans une petite boutique perdue dans une rue lointaine de Vecos, une petite boutique de musique, à la vitrine encombrée de vinyles et d’instruments. Il avait décidé de terminer une collection de vinyles de Pink Floyd qui trainait dans un coin de sa chambre, encore incomplète.

Il remonta l’artère principale du centre-ville et s’enfonça dans une ruelle latérale assez étroite. Il devait être aux alentours de vingt heure et le soleil commençait à décliné dans le ciel, accompagné d’un petit vent frisquet qui le força à fermer son blouson de cuir. Il poussa la porte de bois vert de la boutique qui s’ouvrit avec un grincement et un bruit de clochette. L’odeur des vieilles partitions, de la colophane et du bois traité l’accueillit avec la même douceur d’une amie qui a attendu depuis longtemps. Des mètres de rayons s’étalait sous ses yeux, même la caisse semblait enfouie sous un amas de pochette vinyles et de cordes de guitare ou de violon. Dans un coin un grand piano à queue, la poussière avait élu domicile sur son ivoire noir et blanc, une lumière blafarde éclairait le tout, projetant sur les murs l’ombre d’un cor et celui d’un violoncelle. Il posa son sac dans l’entrée et s’assis sur le tabouret devant le piano, le coussin n’avait plus de ressort. Il posa ses doigts sur le piano et joua quelques notes. Il était accordé et sonnait juste et clair. Alors, il se mit à jouer.

Lukas n’avait jamais été un grand virtuose. Ou tout du moins il n’avait jamais essayé de revendiquer ce titre. Il ne jouait jamais devant les gens. Pudeur ou orgueil ? Qui sait… Le jeune homme se livrait entièrement dans la musique, c’était sans doute pour ça qu’il ne jouait que rarement, pour se préserver dans ses instants de faiblesses. Ses yeux se fermèrent tandis que ses doigts volaient sur les touches noires et blanches de l’instrument. Le temps s’était figé pour lui, comme si ses doigts, en se courant après, produisaient des notes qui dans leur course effrénée, suspendait celle du temps, et que tout le monde s’arrêtait pour écouter…
Il avait décidé de jouer une musique connu des amateurs de musique classique. La Fantaisie Impromptue en Do dièse Mineur, du Maitre pianiste Frédéric Chopin. Cette partition écrite en 1835 pour Madame la Baronne d’Esté, avait été publié de manière posthume contre l’avis du compositeur. C’était une mélodie basé sur le flot cristallin et continue des notes. C’est un morceau particulièrement délicat à jouer et un des préférés de Luka, il le connaissait sur le bout des doigts, et lui arrivait souvent de l’écouter lorsqu’il se sentait mal.

Si vous aviez été là, vous auriez volontiers fermé les yeux pour écoutez-vous aussi. D’ailleurs fermez-les et écouter. Vous continuerez votre lecture ensuite…

C’est agréable n’est-ce pas ? Je trouve aussi… Mais retournons à nos moutons…

Le blond joua les derniers accords avec délicatesse et se leva lorsqu’un applaudissement discret s’éleva dans son dos. Un vieillard, sans doute un sexagénaire, venait d’émerger d’entre ce bazar qui lui servait d’échoppe, apparaissant comme un malin génie d’entre deux tas de partitions, une guitare sèche et un couple d’alto sans archet. Petit, une couronne de cheveux gris cerclait son front marqué par le temps, il était fort bien habillé, bien que simplement, et sa peau semblait faite dans le même papier que ses partitions : elle semblait frêle et poudreuse. Luka se demanda si il ne s’effriterait pas avec le temps, comme ces livres centenaires que l’on doit conserver sous clé pour ne pas qu’ils s’effacent …

Le jeune homme ne savait plus vraiment où se mettre. On ne touche pas à un instrument comme ça, sans demander la permission, et encore ! Enfin, le respect qu’il montrait envers ses ainés était légendaire chez Luka. Il s’inclina poliment et voulut s’excuser, mais le petit vieux lui coupa la parole d’un geste de la main autoritaire, il se dégageait du petit homme une bonhommie de façade, une sagesse et un charisme impressionnant.

« Cela faisait longtemps que personne n’était venu jouer ici » il sourit et passa derrière sa caisse, visiblement ravie d’avoir un musicien face à lui.
« Allez-y jeune homme »

Si Luka avait pu se regarder dans un miroir, il aurai probablement rougis de se voir déjà écarlate et aussi gêné. Il s’inclina de nouveau et s’enfonça dans le dédale de rayonnage, à la recherche de ces précieux vinyles.

Il en ressortie trois heures plus tard, son sac charger de pochettes, de cordes pour sa guitare, et de CDs de classique et de jazz. Il salua le petit homme, enfonça son casque sur ses oreilles, et quitta la ruelle en sifflotant.

Un coup d’œil à sa montre lui indiqua l’heure tardive, et la nécessité pour lui de devoir faire le mur pour rentrer à Rakishou, Luka n’était pas un habituer de l’exercice, il respectait les règles en temps normales. Non pas qu’il soit un gentil garçon… Plutôt parce qu’il préférait passer inaperçu, et c’était tout un art. Art dans lequel notre jeune homme excellait.
C’est en passant dans une rue latérale qui servait de raccourcit pour retourner à la Cité scolaire, que notre sicilien fut interpelé par quelque chose…

Vous savez, parfois, vous marchez dans la rue, et un truc vous semble ne pas coller. Ça vous titille sans que vous réussissiez à mettre la main dessus, l’exercice est difficile quand l’apparition est fugace. Mais Luka était persuadé d’avoir aperçu une tête connue dans une ruelle sur sa gauche, sans réussir à déterminé si c’était son imagination ou s’il avait raison.
En temps normal, personne ne s’aventure dans une ruelle sombre aux alentours de minuits pour vérifier une hypothèse.
Sauf quand on s’appelle Luka Valence, qu’on vient d’une école militaire, et qu’on est tout sauf trouillard…

Son initiative fut payante, au bout de rue une bagarre avait commencé. Une sorte de boule d’énergie blonde tentait de repousser quatre gaillards. Les gorilles n’étaient visiblement par très futé, mais suffisamment fort pour empêcher le jeune garçon de les mettre au tapis.

Soudain Luka pu entrevoir le visage du garçon qui servait de punchingball. Reita.

Bon je vous fais un topo rapide, Reita, c’est le Carreau par excellence. Ce gamin c’était attiré plus d’ennuis en deux ans, que tout ce que Luka avait pu faire en vingt-deux ans ! Et l’Italien adorait ce môme, quand bien même il lui donnait du fil à retordre à force de se foutre dans le pétrin, la preuve était faite encore une fois. Il avait fini par le prendre sous son aile, même si cela impliquait pas mal d’heure sup’ !

Luka sortie son yo-yo, le jouet montait et descendait le long de son fil avec un petit bruit feutré. Le mouvement s’accéléra, et d’un coup, Luka leva la main. Le filin fila, s’enroula autour de la main d’un des assaillants et le tira en arrière en revenant, l’envoyant valsé contre un mur. Deuxième coup, le fils s’enroule autour de sa gorge et le projette au sol. La seconde d’après, le Youkai faucha les jambes du troisième, esquiva un coup de poing lent et recula:

« Eh toi, attaque-toi à quelqu’un de ta taille » lança-t-il, en lui lançant une balle de tennis.

Une balle de tennis ? Oui oui. Luka est un magna des explosif, et un fan des comportements humains. Et il sait que le premier réflexe d’un homme quand on lui lance quelque choses qui semble inoffensif, c’est de le rattraper…

L’explosion, bien que minime envoya le dernier homme s’affaler dans un tas de poubelle pour ne plus se relever.
Luka sortie sa mains de sa poche et redressa Reita d’une secousse, mi-agacé, mi-fier. Derrière-eux, les trois types se relevaient, tandis que le dernier était définitivement assommé.

« Salut Reita, besoin d’un coup de main ? T’es quand même incroyable… »

Nouveau soupir fatigué. Oui, Reita était pas croyable… Ce n’était pas humain de s’en sortir à chaque fois. De toute manière, ce n’était pas humain de ce foutre dans la merde à ce point…

J'espère que ça te convient :)

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Reita Zykovzky


MessagePosté le: Lun 7 Mai 2012 - 22:01    Sujet du message: On a toujours besoin d'un - beaucoup - plus grand que soi Répondre en citant

Quand je vous dit que ce gosse à une chance intolérable ! En plus de s'attirer dix fois plus d'ennuis que le commun des mortels, il faut toujours qu'un ange tombé du ciel vienne lui sauver la mise. La preuve, alors que Reita allait se résigner à ramper à quatre pattes pour échapper à ses agresseurs et leur fausser compagnie, une petite boule lui passa à ras les tifs et emporta l'un de ses agresseurs. Hein ?! Si au premier coup il se demanda ce qui était en train de se passer, au second en revanche il n'eut plus aucun doute. Il venait très clairement de reconnaître l'arme qui venait de lui éviter de se pointer le tronche couverte d'éraflures les lendemain matin. Un yoyo. Et il ne connaissait qu'une seule personne capable de faire autant de ravage avec ce qui est à la base un simple jouet pour gamins. Ou à la rigueur le gagne-pain de certains virtuoses plus âgés. Naan ils sont même pas comparable à ce mec là ! Ah bah ça, quand il s'agit de Luka, personne ne lui est comparable pour ce gosse. D'un autre côté, quand on sait le nombre de fois où il peut intervenir en faveur du blondinet dans ce genre de situations, il n'y a rien d'étonnant...

Bref, voilà donc Reita qui pouvait enfin respirer, son modèle lui tendant la main pour l'aider à se relever. Un véritable miracle quand on regarde l'heure et le lieu dans lequel se retrouvent les deux apprentis militaires. En effet, s'il n'était pas rare d'apercevoir le plus jeune se balader après le couvre-feu dans des rues mal famées, c'était une habitude que n'avait pas l'universitaire. Ah moins que ce ne soit juste parce qu'il arrive à ne pas se faire prendre par les pions. Parce que Reita lui, savait déjà que le lendemain il aurait à répondre à de nombreuses accusations. Et finirait très probablement en heure de colle. Mais dans l'état actuel des choses c'était bien le dernier de ses soucis. Puis celui là, il n'était pas avec les carreaux pour rien !

C'est donc sous ce regard qu'il connaissait bien, pour le recevoir à chaque fois qu'il se retrouvait dans des situations pas croyables, que le gamin se retrouva de nouveau sur ses deux jambes, un large sourire collé au visage. Déjà qu'en temps normal voir Luka lui faisait plaisir, mais dans ces cas là, il est carrément aux anges. Même s'il détestait l'idée d'être faible, d'avoir besoin de quelqu'un, cela faisait déjà quelques temps qu'il avait accepté le fait qu'il soit encore jeune, pas franchement imposant physiquement, et qu'avant de devenir invincible - enfin ça c'est qu'il croit - il risque d'avoir besoin d'un peu d'aide pour rester en vie. Et s'il s'agit de quelqu'un qui ne le prenne pas de haut, et qui soit suffisamment puissant, il peut même se transformer en gentil petit garçon. Enfin presque, c'est quand même de Reita dont il s'agit...

Regardant trois des hommes courageux se relever, le garçon adressa un rapide signe de tête à son "maître" pour répondre positivement à sa "question", accompagné d'un semblant de rire à sa dernière remarque. Il avait toujours refusé de se voir comme "incroyable", tout ce qu'il pouvait faire lui avait toujours paru parfaitement normal. Mais là, il n'était pas en situation de dire le contraire. Surtout à quelqu'un à qui il devait tant.

Merci ! Mais c'est toi qu'est pas croyable, à toujours te trouver là pile au moment où je suis en mauvaise posture ! C'est vrai que si on regarde les statistiques, Luka s'est trouvé un bon nombre de fois dans les parages quand le garçon se trouve en position de faiblesses, et autant dire que ce chiffre n'est pas négligeable. Enfin, c'est juste parce qu'ils sont arrivés à quatre hein, sinon je me débrouille très bien ! Tiens regarde !

Ah ça, il est toujours un peu orgueilleux ce gosse, et admettre qu'il s'est fait avoir, c'est pas son point fort. Surtout devant l'un des rares élèves qu'il respecte suffisamment pour se soucier de l'image qu'il renvoie. Bah ouais c'est la honte de se faire fracasser par de simples civiles ! C'est sûr que pour un môme à qui on enseigne les arts martiaux depuis presque douze ans, ça peut paraître dégradant de ne pas réussir à mater un homme à qui on a jamais apprit à se battre. Et vous pourrez lui parler du facteur "avantage numérique", "rapport de force" ou pire, "taille", il vous rira au nez. En effet, ne pas être capable de se débrouiller seul est pour lui impardonnable. A se demander s'il ne ferait pas parfois exprès de se retrouver dans les pires des situations, juste pour se tester. Enfin quoi qu'il en soit, ce soir il n'avait pas fait exprès - même s'il aurait pu au moins essayer de l'éviter - et en plus de ça, il avait échouer - de son point de vue.

Donc, il allait se rattraper. Et quand il lance "tiens regarde" c'est encore bien plus pour lui-même que pour essayer de prouver quoi que ce soit à Luka. Qui d'ailleurs, s'il avait du juger Reita sur ce qu'il avait pu voir du gosse jusqu'à présent, ne lui adresserai très certainement plus la parole.
Mais le fait est que le mioche court sur patte se dirige de nouveau vers ses assaillants. Ou plutôt, l'un de ses assaillants encore capable de tenir debout. Un de ceux qu'il n'avait jamais vu auparavant, à qui il n'avait jamais rien fait, pas frappé , pas emmerdé, pas fait les poches, bref, un de ceux qu'il avait le plus envie de taper là dans l'immédiat. Il n'est pas spécialement violent comme garçon - quoi qu'avec le nombre de fois où il a pu se battre avec ses camarades certains pourront en douter - mais arriver en groupe de la sorte, il voit ça comme de la lâcheté. Et inutile de dire que c'est le comportement par excellence qu'il ne supporte pas. Il ne savait pas trop si c'était ce dernier point qui le poussa à prononcer ses prochaines paroles sur un ton aussi sec, ou bien si c'était encore parce qu'il était énervé contre lui-même d'être encore si faible, toujours est-il que lui d'habitude si enjoué, même face à ce type de situation, l'était d'un seul beaucoup moins.

Eh bah alors bande de mauviettes, vous en avez pas eu assez ?! Vous feriez mieux de vous barrer en courant, puisque vous avez de toute façon l'air très courageux ! Vraiment étonnant ce genre de paroles venant de lui. A la rigueur face à un élève de son niveau qu'il n'apprécie que très peu, il est capable de se montrer aussi froid, mais quand il se trouve en présence de personnes dont il sait qu'il leur est supérieur, il a plus tendance à tout prendre à la rigolade. J'aime pas me faire humilier ! Je dirais bien qu'on est tous dans le même cas...
Enfin, à peine eut-il mit son adversaire en garde qu'il lui envoyer un coup de pied - et pas un des plus petit malgré sa pointure - dans l'estomac, ce qui du surprendre l'homme et le poussa à faire une erreur de débutant, se pliant en deux, pour recevoir le genoux du gamin en pleine face. Et comme le blondinet n'était visiblement pas de bonne humeur, le pauvre devrait certainement aller chez un docteur vérifier l'état de son nez le lendemain...

Alors que sa malheureuse victime s'était retrouvée par terre, sur le dos, suite à la violence de l'impact, voilà Reita qui se retourne vers Luka, un sourire étincelant scotché au visage... Oui, comme s'il n'avait jamais été en colère, comme si les trente secondes qui venaient de précéder n'avaient pas exister, comme s'il avait toujours été le plus heureux du monde, avec cet air de gosse de cinq ans, très fier de venir vous offrir un dessin - ou plutôt un gribouillis à cet âge là - qu'il a fait spécialement pour vous. Ah oui, il change d'humeur plus vite que de chaussettes...

Après avoir jeté un rapide coup d'œil aux deux autres qui semblaient hésiter quant à la marche à suivre dorénavant, Reita s'adressa de nouveau à son maître, rayonnant. Bah en fin de compte, quand on se prend pas les quatre de face ils sont pas si costauds ! Et voilà, son léger pétage de plombs terminé, sa bonne humeur naturelle revenait. Et puis... C'est pas interdit de se trouver ici à cette heure ? Bah ouais, il aime ben charrier son monde. Alors même que c'est lui qui est en tort...

[HJ : Oh ouiii c'est parfait *.*]
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MessagePosté le: Dim 13 Mai 2012 - 15:26    Sujet du message: On a toujours besoin d'un - beaucoup - plus grand que soi Répondre en citant

On est d’accord, le fait que Luka soit toujours là dans les situations critiques, était étonnant en soit. Certains diront que c’est la chance, d’autre que c’est un sixième sens, mais peu importe au finale. La réponse se trouve surement dans son subconscient, le Sicilien s’étant plus ou moins donner pour mission d’amener la classe Carreau au sommet, et ce en évitant un maximum les écueils du genre « punition inutile ». Ecueils dans lequel Reita se foutait la tête la première avec une régularité toute Reitienne. Un virtuose de la capacité à s’attirer des ennuis et à mettre à mal le projet du Sicilien… Bref. En emmerdeur quoi. Et il l’adorait, ça relevait un peu le niveau, et mettait du piment dans ses sorties nocturnes.

C’était l’assurance du gamin qui l’avait attiré en premier, il lui rappelait son petit frère. La blondeur et le skate en plus. Assurance dont Reita faisait preuve une fois de plus, bien décider à en découdre et à ne pas perdre la face devant son mentor.
Ce gamin avait un sale caractère, il le savait, sa fierté était tellement poussée qu’il n’aurait pas accordé d’importance à un spectateur autre que Luka, mais là, le blondinet avait été humilié, et visiblement, l’incident lui avait mis les nerfs en pelote. Sa verve légendaire repris le dessus, accompagné d’une froideur rare chez le jeune garçon. Luka sourit. Il allait avoir droit à un cadeau made in Reita.
Le coup de pied partis, bel trajectoire, précise, et malgré la différence de poids non négligeable entre la barrique de bière et son assaillant, le tonneau se retrouva par terre. Cadeau made in Reita donc. Coup de pied latéral, avec en bonus, un craquement sinistre signifiant que les cavités nasales de l’individu venaient de prendre ce que l’on appel dans le jargon, une sacré châtaigne. Le tout emballé dans une répartie cinglante, servit avec le sourire !

Le gamin gratifia l’étudiant d’un sourire fier. A cet instant précis, n’importe qui pouvait oublier que Reita était un Combat particulièrement coriace, tant la bouille du fripon était attendrissante. Vos frère et sœur vous offre des gâteaux de boue ou des bouquets de pâquerette ? Reita lui, offrait des mecs avec le nez en sang. Chacun son style me direz-vous… De toute manière, Luka ne doutais pas que le gamin puisse lui offrir un jour un gâteau fait avec de la boue, mais il doutait que le service soit aussi délicat que ce que peut vous faire votre petite sœur…

« Fais gaffe à ton appuis, dans un combat contre un second adversaire tu aurais pu être facilement déséquilibré » nota-t-il avec un air docte et un sourire qui exprimait plus Tête de nœud va, tu vois quand tu veux !  que Ton appuis est mauvais blablablabla et donc la théorie de la relativitéblablabla.

Luka continuait de jouer avec son yo-yo, c’était un tic que beaucoup de monde avait appris à redouter, il regarda les deux autres gars hésiter. Puis se tourna vers le blond, qui était déjà passé du coq à l’âne, sautant par-dessus le mouton. Bref qui était déjà passé à autre chose en moins de temps qu’il n’en faut à Luka pour dire « Les chaussettes de l’archiduchesse sont-elle sèches, archi-sèche ? ». Ce n’est pas si dur à dire au final…

«L'extinction des feux est à 22h30, vous risquez d'avoir des ennuis si vous arrivez après ! » cita-il, « Mais il n’est pas dit que c’est interdit de revenir, juste que c’est risqué. Mais le risque… Ça nous connaît, pas vrai ? » railla-t-il en désignant les deux gorilles qui restaient planté là comme deux abrutis, visiblement incapable du moindre effort intellectuel.

Oui c’était une spécialité de Luka de trouver la faille dans le règlement. Spécialité Carreaux m’sieur dame ! Sport national que dis-je ! Bref.

« On s’occupe de ceux qui restent, et on file » décida-t-il en remettant ses écouteurs et en s’allumant une cigarette.

Il bougea à peine. Un doigt. Deux centimètres. Le yo-yo partis avec un chuintement semblable au feulement d’un chat, et s’enroula autour du premier homme.
Le Sicilien aurait très bien pu s’occuper des deux hommes en même temps, mais il tenait à laisser à Reita l’occasion de se défouler avant d’aller dormir, et puis, cela permettait au collégien de s’entrainer, même si c’était sur de piètre adversaire.
Il tira légèrement sur le filin, le gros poisson au bout du fil fit un vol plané spectaculaire et alla s’encastrer dans une fenêtre. La maison visiblement en travaux depuis un petit moment vit sa vitre exploser sous l’impact. Le yo-yo revint se loger dans la main du Carreau. C’était fini, et il n’avait bougé que la main. Il termina sa cigarette comme si de rien était et écrasa le mégot sur le bord du trottoir. La fumée s’éleva doucement dans l’air du soir tandis que la cendre rougeoyante terminait de se consumer.

Il se tourna vers son protéger, pour voir comment celui-ci se débrouillait, puis alla récupéré son sac plein de vinyle qu’il avait préalablement poser contre un mur un peu plus loin. Son yo-yo disparut, et il attendit que l’apprenti termine le boulot avant de prendre le chemin de l’Académie.

Légèrement plus court, et j'ai mis du temps à répondre mais j'avais mon bac de grec \o/

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Reita Zykovzky


MessagePosté le: Lun 21 Mai 2012 - 13:34    Sujet du message: On a toujours besoin d'un - beaucoup - plus grand que soi Répondre en citant

On peut dire que Luka représente parfaitement le grand frère modèle que tout le monde rêverait d'avoir. Et puis cette façon qu'il a de rester zen dans n'importe quel type de situation, ça force l'admiration. Surtout pour un gosse encore au collège qui ressemble plus à pile électrique incontrôlable. Puisque même s'il ne l'avouera sans doute jamais, lui-même à du mal à s'auto réguler. Il aurait eu besoin d'une figure masculine à prendre en exemple, et n'ayant jamais connu son père, il du se contenter d'une mère intransigeante. Et de frangins qui ont autant de mal que lui avec l'autorité. Et n'importe quel psychologue vous dira que dans ces conditions, il n'y a rien d'étonnant à ce que Reita ait aussi mal tourné.
Mais quand il se trouve en compagnie de son mentor, tout se passe soudainement mieux, et le mioche insupportable se métamorphose en ados tout à fait normal. Comme quoi parfois il ne faut pas grand chose. Et puis il n'a que quatorze ans, à cet âge là tout n'est pas encore définitif ! Enfin, en attendant qu'il n'y ai un réel changement sur le long terme, il va falloir se contenter du Reita qu'on connait !

D'ailleurs Luka le fit bien remarquer avec sa merveilleuse citation du règlement. En effet, le respect des règles et tout ce qui a un rapport quelconque avec une forme d'autorité, le garçon ne s'en souciait que quand ça pouvait l'arranger. A part peut-être lorsqu'il s'agissait de sa mère. Alors là c'était une autre histoire...

Enfin le constat actuel, c'est qu'ils n'étaient plus que quatre en état de combattre, deux dans chaque camp. Ce n'est pas pour autant que chaque équipe était à égalité, comme semblaient l'avoir comprit les deux autres qui commençaient à se poser des questions sur le bien fondé de cette "vengeance". Mais ce n'est pas pour autant qu'ils allaient être tirés d'affaire. Eh non, la pitié, le pardon, toutes ces choses là, c'est plutôt l'apanage des cœurs. Pas de chance !

Approuvant d'un signe de tête la dernière décision de Luka, le petit blond se remit en position de combat. Position qui n'avait rien à voir avec celle de son mentor soit dit en passant. Ah oui, en plus d'avoir peur d'abimer ses écouteurs s'il osait les mettre lors d'une attaque, il n'avait en plus pas les moyens de se procurer régulièrement des cigarettes. Oh bien sûr, en sale gosse qu'il est il avait déjà tester tout un tas de choses qui se fument, mais avait rarement dépensé beaucoup d'argent pour se les procurer.
Sa bonne humeur retrouvée, Reita faisait face à son nouvel adversaire cette fois avec un large sourire en travers du visage, laissant clairement deviner son attrait pour ce qu'il pouvait considérer comme un entrainement de base.

Alors que l'un des deux derniers survivant allait faire un bisous à une vitre voisine, le collégien envoya son pied au niveau du genoux de son adversaire, l'obligeant à perdre quelques centimètres en hauteur - puisque rappelons le, le garçon est encore trop petit pour pouvoir pratiquer l'intégralité des prises qu'on lui apprend sur des adultes de taille normale - je suis pas petit, c'est tout à fait normal pour mon âge !. Oui, si on veut, toujours est-il qu'une fois tassé d'une dizaine de centimètres, le gamin pu enchainer avec un nouveau coup de pied, qui atteignit cette fois l'épaule de son opposant, pour finir sa course au niveau de son crâne. Le tout avec suffisamment de force pour faire pivoter l'homme de quatre vingt dix degrés, l'obligeant à dire bonjour au bitume, tout en le laissant sonné.
Les mouvements qu'il effectuait rappelaient parfois plus un footballeur essayant de rattraper un ballon en hauteur qu'un véritable apprenti en arts martiaux. Et sans aucun doute que son professeur s'arracherait les cheveux s'il voyait le jeune ados adopter un tel style, mais c'est comme ça, Reita a toujours eu tendance à mélanger arts martiaux et combat de rues. Sauf lorsqu'il se trouve en véritable entrainement bien entendu !

Son cerveau ayant déjà passé l'épisode "baston" Reita rejoignit son maître, comme s'il sortait juste de l'école. Ça y est, je suis prêt ! Et cette fois, il s'était simplement contenté de mettre hors d'état de nuire son adversaire, sans lui faire les poches l'instant d'après, on bien lui refiler quelques petits coups de pied juste pour le plaisir. Il y a du progrès !
Une fois à hauteur de Luka, ses yeux se posèrent sur le sac plutôt bien rempli. Surtout qu'à cette heure là, les commerces encore ouverts pouvaient se compter sur les doigts d'une main. La curiosité légendaire du garçon ayant reprit le dessus, il ne pu s'empêcher de poser la question. Ouah t'as quoi dans ce sac ?! T'as dévalisé un magasin ?! Ah oui il était toujours très naturel, et réfléchir avant de parler, c'est un principe qu'il ne connait pas. Comme beaucoup d'ados de son âge, il a tendance à sortir ce qui lui passe par la tête, même si ce sont d'énormes conneries, qui lui valent souvent de se retrouver dans des situations compliquées. Eh oui, c'est tout un art. Enfin cette fois c'était bien plus prononcé sur le ton de la plaisanterie. D'ailleurs, même s'il devait apprendre que son mentor était un cambrioleur professionnel, ça ne ferait ni chaud ni froid au garçon !

Mais alors que les deux élèves firent les premiers pas en direction de l'académie, un nouvel arrivant fit son entrée, sur le pas de la porte d'un des bars environnant dont il devait sortir. Eh vous deux c'est quoi ce bordel ? Visiblement attiré par le bruit de la bagarre, l'homme semblait plus âgé et plus costaud que les quatre autres pas encore remis du combat. Mais malgré son look de motard, il semblait également moins agressif. Il avait plutôt l'air de vouloir se tenir au courant de ce qui se passait que de chercher la bagarre. Et vu la fréquentation de ces ruelles la nuit, il devait s'en passer des choses !

Reita avec son manque de tact cruel, lui aurait en temps normal renvoyé une réplique cinglante du genre "mêle toi de ton derrière !" pour vous faire une version polie. Ce qui comme d'habitude, n'aurait pas manqué de lui attirer de nouveaux ennuis. Bah oui, personne n'aime voir un môme court sur patte vous manquer de respect. Mais sans aucun doutes grâce à la présence de Luka, le blondinet fit un effort de volonté suprême et arriva à garder la bouche fermée. Se contentant simplement de dévisager l'enquiquineur, puis jeta un coup d'oeil rapide à l'universitaire. Les cours de stratégie n'ayant jamais été son point fort, son cerveau réussi à convaincre le gamin qu'il valait mieux laisser à Luka le soin de prononcer les premières paroles. Ensuite bien sûr, il aviserait !


Oula c'est moi qui mets trois plombes à répondre je suis désolée. Semaine chargée et légère baisse d'inspiration (qui est revenue heureusement ^^) j'essaie de faire mieux la prochaine fois !!
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 22:32    Sujet du message: On a toujours besoin d'un - beaucoup - plus grand que soi

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